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Maroc : l’émergence du mouvement du 20 février un des faits marquants de 2011

Maroc : l’émergence du mouvement du 20 février un des faits marquants de 2011

L’émergence du “Mouvement du 20 février”, un rassemblement de jeunes d’obédiences idéologiques différentes, né dans le sillage des révoltes dans plusieurs pays arabes, pour réclamer des changements démocratiques au Maroc a été l’un des événements ayant marqué le Royaume tout le long de l’année 2011.

 

Mouvement contestataire, composé à l’origine de cyber-militants, tirant son appellation de la date des premières marches, pour revendiquer notamment l’instauration d’une monarchie parlementaire et l’adoption d’une constitution démocratique, ce rassemblement a pu, en effet, marquer sa présence sur la scène politique marocaine en occupant le terrain de la contestation de façon permanente.

Face à des partis dits d’”opposition” et à une classe politique “surprise” par les revendications de changement apparues dans la société marocaine à l’instar de nombreux pays du monde arabe, ce mouvement est arrivé à faire naitre l’espoir chez beaucoup de Marocains en créant une dynamique collective pour réclamer une vie digne, l’égalité et la justice sociale, la lutte contre la corruption et la fin du despotisme.

S’estimant porteur des aspirations de la société, il n’a de ce fait pas cessé de manifester et d’organiser des marches, particulièrement les dimanches, à travers l’ensemble des grandes villes du Maroc pour maintenir la pression sur les autorités et réitérer l’exigence d’un changement sur tous les plans (politique, économique, social et droit humains).

Pour endiguer cette montée de “la colère de la rue”, le roi du Maroc a réagi, moins d’un mois après le début de ces manifestations, sans précédent dans le pays, en annonçant le 9 mars une réforme de la constitution, adoptée le 1er juillet, et en août une anticipation des élections législatives au 25 novembre dernier alors que celles-ci étaient prévues pour l’automne 2012.

En réaction aux réformes proposées, le mouvement a lancé un appel au boycott de cette révision constitutionnelle en considérant que la nouvelle loi fondamentale ne répondait pas aux critères et aux principes et normes d’une monarchie parlementaire qui spécifie clairement une séparation des pouvoirs.

Le mouvement a également décidé d’appeler à la non-participation aux législatives dont est sorti vainqueur un parti islamiste, le Parti justice et développement (PJD, modéré) avec 107 sièges sur les 395 que compte la chambre des représentants (première chambre du parlement), à l’instar de la Tunisie et de l’Egypte.

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