Menasra: « Le pouvoir gâche son ultime chance pour un consensus national »
Le président du Front du changement (FC), Abdelmadjid Menasra a estimé que le pouvoir avait gâché encore une fois une chance pour réaliser un consensus national, qu’avait promis le président de la République lors de son fameux discours prononcé au lendemain de son élection pour un quatrième mandat .
Selon le patron du FC, le pouvoir s’est contenté de présenter l’avant-projet de révision constitutionnelle devant les deux chambres du parlement plutôt que d’opter pour une voie référendaire.
Abdelmadid Menasra a fait savoir que le pouvoir avait raté encore l’opportunité d’aller vers un consensus national, sachant que le chef de l’Etat avait promis de répondre aux revendications du changement et de réforme surtout qu’une constitution consensuelle serait un pas fondamental et institutionnel aussi bien pour une sortie de crise que pour l’édification d’un Etat moderne.
Le FC a indiqué également dans un communiqué rendu public que le peuple avait été exclu du projet de révision constitutionnelle en se contentant du vote des deux chambres du parlement, en faisant ainsi de ce texte celui de la majorité parlementaire et non celui de tous les Algériens.
Pour la formation de Menasra, la nouvelle constitution a obéi aux orientations du staff présidentiel plutôt qu’aux propositions des partis politiques.
Toutefois, cela ne l’empêche pas de vanter quelques articles inclus dans la nouvelle constitution, notamment ceux liés aux droits, libertés, certains droits de l’opposition ainsi que les propositions formulées par sa famille politique lors des consultations conduites par Ahmed Ouyahia.
S’agissant de la situation générale en 2016, Menasra a estimé que cette année pèsera lourdement sur le citoyen algérien, notamment à travers les augmentations des prix qui affecte le pouvoir d’achat, ce qui oblige le gouvernement de ne pas fuir ses responsabilités de réaliser une justice sociale et de protéger les couches vulnérables de la société.