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Messahel: «Il n’y a pas eu de crise entre l’Algérie et le Maroc»

الشروق أونلاين
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D.R
Bouteflika et Mohamed VI

Le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, a nié l’existence d’une crise politique ou diplomatique entre l’Algérie et le Maroc, et réitéré le refus de l’Algérie à toute médiation entre les deux pays.

Le ministre des Affaires maghrébines et africaines n’a pas manqué de critiquer le dialogue interlibyen parrainé par le Maroc.

Messahel estime que l’Algérie est confrontée à une « situation instable » due aux troubles qui règnent dans les pays de voisinage.  

En réaction à l’appel du chef du gouvernement marocain, Abdelilah Benkirane, à une médiation de la communauté internationale pour se réconcilier avec l’Algérie, le représentant du gouvernement a dit, lors d’une conférence de presse en marge d’une journée d’étude sur l’approche algérienne dans la lutte contre le terrorisme, qu’ « il n’y a pas eu de crise entre l’Algérie et le Maroc et nous le disons toujours qu’il n’y a pas de médiation entre nos deux pays. Il y a la question du Sahara occidental qui sera résolue au niveau des Nations unies, dont nous souhaitons une solution le plus tôt possible car la situation s’est aggravée dans la région entière ».

Par ailleurs, l’ancien ministre de la Communication a critiqué le processus du dialogue interlibyen sous l’égide du Maroc, en montrant que « l’Algérie facilite le dialogue et lorsqu’il y a plus d’initiatives, on aura moins de chances d’y aboutir à une solution en insistant sur la convergence de visions entre l’initiative de l’Algérie et celle de l’ONU au sujet de la crise libyenne ».

Interrogé sur d’éventuelles répercussions négatives entre Alger et Nouakchott après l’expulsion du diplomate algérien, Belkacem Cherouati et celui de la Mauritanie, Messahel a affirmé qu’il n’y a pas de divergence entre les deux pays quant à l’intégrité territoriale et la stabilité du Mali, en faisant savoir que l’Algérie vit une « situation instable » due aux troubles que vivent les pays de voisinage.

« La Tunisie reste exposée à la violence terroriste… nous partageons avec la Tunisie sœur les préoccupations dues au terrorisme. Avec la coopération bilatérale et régionale, nous œuvrons à lutter contre le terrorisme », souligne-t-il.

Pour ce qui est de la Libye, Messahel s’est montré plutôt pessimiste en prévoyant de pires scénarios, si les Libyens ne parviennent pas à une entente politique garantissant l’unité du pays et la sécurité des citoyens.  

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