Mohamed Abdelaziz affirme l’engagement du Front Polisario à faire libérer les otages
Le président sahraoui, Mohamed Abdelaziz a affirmé hier que la République arabe sahraouie démocratique (RASD) s’engage à faire libérer les activistes humanitaires européens pris en otage le 22 octobre.
« La RASD veille à respecter la convention de lutte contre le terrorisme dans le cadre de l’Union africaine (UA). Elle s’engage également à s’efforcer pour parvenir à faire libérer les otages dans les plus brefs délais », a dit Mohamed Abdelaziz.
Il est à noter que le président sahraoui n’a pas donné de détails sur les circonstances du rapt des humanitaires européens et les démarches prises par son pays pour la libération de ces otages. « Pas de nouveauté sur l’affaire », a-t-il répondu à une question à ce sujet.
L’interlocuteur a, en revanche, appelé la communauté internationale à manifester sa solidarité avec le peuple sahraoui qui « est confronté au terrorisme marocain depuis 1975 et qui souffre actuellement du terrorisme sous un nouveau visage ».
Le secrétaire général du Front Polisario est revenu en marge de la 2e Conférence internationale sur le thème : « Le droit des peuples à la résistance : le cas du peuple de sahraoui » qu’abrite l’Algérie sur la question de l’obtention du Royaume du Maroc d’un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU et son éventuel effet sur la poursuite de négociations entre les deux pays.
Selon le SG du Front Polisario, « ce siège obtenu par le Maroc ne changera rien car l’affaire sahraouie est bel et bien claire tout comme les résolutions de la Cour pénale internationale (CPI) et de l’ONU qui sont également claires ».
Mohamed Abdelaziz n’a pas caché aussi ses doutes quant à la légitimité de ce siège au Maroc, lequel doit être accordé à la Mauritanie.
Il a appelé également l’Onu à permettre aux membres du Front Polisario d’intervenir lors des audiences afin de pouvoir « faire entendre leurs voix ».
Il a aussi critiqué vivement la position de la France qui soutient le Royaume marocain et bloque une solution juste du conflit en usant de son droit de veto à l’Onu concernant le projet de confier à la Minurso (Mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental) la prérogative de protéger les droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés.
Il convient de noter que cette conférence de deux jours a réuni près de 1 200 participants et 30 pays venus présenter leur solidarité avec la résistance pacifique du peuple sahraoui.