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Moscou a établi des relations diplomatiques avec l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud

Moscou a établi des relations diplomatiques avec l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud

La Russie a établi mardi des relations diplomatiques avec les deux républiques séparatistes de Géorgie, Abkhazie et Ossétie du Sud, lors d'un échange de notes, a annnoncé le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

  • “Nous avons échangé des notes qui constituent des accords sur l’établissement de relations diplomatiques entre la Russie et l’Abkhazie ainsi qu’entre la Russie et l’Ossétie du Sud”, a déclaré M. Lavrov lors d’une conférence de presse.
  • Ces documents “sont maintenant prêts à être signés au plus haut niveau prochainement”, a-t-il ajouté. L’échange formel de notes signifie de fait l’établissement de relations diplomatiques, a indiqué à l’AFP un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
  • Pour Tbilisssi, cette décision est “un pas de plus pour annexer des territoires géorgiens souverains à travers le nettoyage ethnique. Le monde civilisé ne l’acceptera pas”, a déclaré mardi à l’AFP le vice-ministre géorgien des Affaires étrangères, Giga Bokeria.
  • Par ailleurs, le ministre russe de la Défense, Anatoli Serdioukov, a affirmé mardi que Moscou allait maintenir environ 3.800 soldats dans chacun des deux territoires séparatistes de Géorgie, l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie, soit 7.600 hommes au total.
  • Le ministre russe et ses homologues abkhaze et sud-ossète “se sont déjà mis d’accord sur un contingent d’environ 3.800 hommes dans chaque république, ainsi que sur la structure de ces forces et les endroits où elles seront basées”, a ajouté M. Serdioukov, cité par l’agence Interfax.
  • “En Ossétie du Sud, ce sera dans les villes de Djava et Tskhinvali (la capitale), et en Abkhazie ils seront déployés là où se trouvaient nos forces de maintien de la paix”, a ajouté M. Serdioukov à l’issue d’une réunion avec le président russe, Dmitri Medvedev.
  • Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, avait déclaré auparavant que les forces russes resteraient “longtemps” dans les républiques sécessionnistes pro-russes de Géorgie.
  • “C’est absolument nécessaire pour ne pas permettre la récidive d’actions agressives”, avait-t-il déclaré en visant Tbilissi.
  • La Russie a également souligné mardi que l’Union européenne est devenue “la principale garante du non-usage de la force” dans la résolution de la crise russo-géorgienne, au lendemain des discussions à Moscou entre les présidents russe et français, Dmitri Medvedev et Nicolas Sarkozy. “C’est l’Union européenne qui a endossé le rôle de principale garante du non-usage de la force”, a déclaré le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.
  • Nous espérons que maintenant que l’Union européenne est devenue la garante des actes de la partie géorgienne, la Géorgie remplira ses engagements”, a ajouté le ministre russe.
  • Le déploiement dans la région de 200 observateurs de l’Union européenne d’ici au 1er octobre “sera suffisant pour remplacer les forces de la paix russes, pour que celles-ci quittent tranquillement les zones de sécurité autour de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud”, a dit M. Lavrov. Ainsi, “la responsabilité d’éviter une répétition de l’agression de la Géorgie contre ces territoires sera transférée aux missions d’observateurs”, a-t-il noté.
  • Le ministre russe a de nouveau souligné l’inquiétude de la Russie face à des “tentatives de réarmer” la Géorgie, qui avait déjà su “obtenir très rapidement une croissance record de son budget militaire” peu avant son intervention en Ossétie du Sud.
  • Les présidents russe Dmitri Medvedev et français Nicolas Sarkozy, qui préside actuellement l’UE, ont convenu lundi d’un retrait complet des forces russes du territoire géorgien, hors Ossétie du Sud et Abkhazie, d’ici un mois. La Géorgie, que Moscou accuse régulièrement de restaurer son “potentiel militaire” sous couvert d’aide humanitaire américaine, a aussitôt salué le calendrier de retrait russe de son territoire.
  • M. Sarkozy qui était accompagné du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et du diplomate en chef de l’UE Javier Solana, a aussi négocié le déploiement d’au moins 200 observateurs de l’UE en Géorgie d’ici au 1er octobre.
  • “Ce que nous avons décidé signifie concrètement (…) dans un mois, le retrait complet des forces militaires russes du territoire géorgien, hors Ossétie (du Sud) et Abkhazie”, a déclaré M. Sarkozy à l’issue de quatre heures d’entretiens dans la résidence de M. Medvedev, à Barvikha, près de Moscou.
  • La France estime à environ un millier le nombre de soldats russes encore déployés sur le territoire géorgien autour de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud. M. Medvedev a souligné que ce retrait serait soumis à la signature par la Géorgie de “documents juridiquement contraignants, garantissant le non usage de la force contre l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud”.
  • Il a assuré toutefois avoir reçu une “garantie de l’Union européenne et de la France” en la matière, M. Sarkozy ajoutant lui avoir remis une lettre en ce sens du président géorgien, Mikheïl Saakachvili. Les discussions ont été “par moment très tendues”, au point que le président français a menacé de claquer la porte, les Russes ayant voulu supprimer toute mention à un retrait “sur leurs positions antérieures au début des hostilités” le 7 août, a-t-on appris de sources françaises et européennes.
  • La délégation européenne a ensuite gagné Tbilissi où elle devait réaffirmer le soutien de l’UE à M. Saakachvili et tenter de consolider les avancées obtenues à Moscou.
  • “L’Union européenne condamne cette décision unilatérale” qui fait fi de l’intégrité territoriale de la Géorgie, a pour sa part commenté le président français.
  • Moscou a toutefois accepté que des “discussions internationales” sur l’Ossétie et l’Abkhazie commencent le 15 octobre à Genève, a précisé M. Medvedev. Ces discussions devraient porter notamment sur le retrait des forces russes stationnées dans ces deux territoires, qui s’élèvent à plusieurs milliers d’hommes après l’intervention militaire massive de Moscou en réaction à l’offensive de la Géorgie contre l’Abkhazie le 7 août.
  • Après l’accord lundi à Moscou, l’UE pourrait reprendre “dès octobre” les négociations sur un nouveau partenariat stratégique avec la Russie, notamment énergétiques, gelées le 1er septembre en raison de la crise géorgienne, a relevé M. Sarkozy.
  • Indifférents à ces annonces, les Etats-Unis ont décidé pour leur part lundi de geler un accord sur le nucléaire civil avec Moscou, censé permettre aux deux pays de développer des relations commerciales dans ce secteur tout en luttant contre la prolifération nucléaire. Poursuivant sur sa lancée, Moscou doit procéder mardi à un échange de notes sur l’établissement de relations diplomatiques avec l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie. La Géorgie a demandé quant à elle à la Cour internationale de justice (CIJ) à La Haye d’ordonner d’urgence à la Russie de mettre un terme au “nettoyage ethnique” dans les deux républiques sécessionnistes ainsi que dans les zones géorgiennes occupées.
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