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Multiplication d’initiatives pour des résultats infimes!

الشروق أونلاين
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En dépit de multiplication d’initiatives qui visent à transcender la crise politique que traverse le pays, mais aucune d’elle n’a abouti à des résultats escomptés en raison du désir de chacune des parties (pouvoir, opposition) d’imposer sa propre vision à elle.

La scène politique a connu cinq initiatives au lendemain des élections présidentielles du 17 avril 2014, à commencer par celle de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (Cnltd), celle de la « reconstruction du consensus national » lancée par le FFS, les consultations annoncées par le président du MSP, Abderrazak Makri, celle du Mouvement El Bina El Watani en plus des consultations pour la révision de la Constitution lancées par le pouvoir.

Par ailleurs, aucune de ces initiatives n’a enregistré une avancée significative sur le terrain, y compris celle de la « reconstruction du consensus national » lancée par le FFS qui a pris un coût fatal après les conditions dictées par le secrétaire général du FLN, Amar Saadani pour prendre part à l’initiative prévue fin du mois en cours.

Idem pour l’initiative de la « Cnltd », dont la voix reste inaudible, à l’exception de la conférence qu’elle a organisée en présence de partis politiques, personnalités nationales et des associations de la société civile. Depuis, elle peine à s’illustrer sur la scène politique, dont l’action sur le terrain demeure réduite à des communiqués rendus publics, et ce en raison du refus affiché par le pouvoir à son initiative.

Les consultations pour la révision constitutionnelle menées par Ahmed Ouyahia, annoncées par le chef de l’Etat en 2011,  restent elles-aussi insignifiantes vu le grand nombre de partis et de personnalités ayant décliné l’invitation du directeur de cabinet à la présidence de la République.  

Du point de vue de Abderrazak Saghour, enseignant des sciences politiques à l’université d’Alger, faire le diagnostic de la situation actuelle afin de trouver des solution passe nécessairement par la réponse à certaines questions en suspens, c’est de savoir si le pouvoir en place reconnait l’existence d’une crise politique dans le pays.  

Selon l’enseignant universitaire, la crise existait auparavant avant de s’intensifier après la présidentielle d’avril 2014, d’où il faut une convergence de visions pour résoudre la crise, entre le pouvoir d’un côté, et les partis de l’opposition d’un autre, en l’occurrence ceux regroupés au sein de la Cnltd. Saghour a ajouté que le pouvoir assumait la responsabilité du statu quo, lui qui a selon lui les solutions à la crise.

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