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Nezzar parle du «11-Janvier»

الشروق أونلاين
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A l’occasion du 24e anniversaire de la démission de Chadli Bendjedid (11 janvier 1992), le général à la retraite Khaled Nezzar et ex-ministre de la Défense est revenu pour nos lecteurs sur les événements qui ont émaillé notre pays.

La controverse, 24 ans après, est toujours de mise entre les différents acteurs de l’époque et sur la démission de son poste du président Chadli le 11 janvier 1992 et l’arrêt du processus électoral quelques jours plus tard.

Et partant, l’ancien président de la République, Chadli Bendjedid avait déclaré que sa démission avait été un acte accompli en toute conscience, sans aucune forme de pression de qui que ce soit.

Donc, par cette déclaration, la thèse du coup d’Etat, qui a fait polémique, fomenté par l’armée disparaît d’elle-même.  

En outre, d’après Nezzar, l’arrêt du processus électoral était un acte républicain de sauvegarde. La démission du président de la République a été suivie d’une réunion du Conseil constitutionnel le 11 janvier 1992.

L’imprécision de l’alinéa de la déclaration du Conseil constitutionnel relative aux conditions dans lesquelles la démission du président de la République est intervenue, a été, affirme Nezzar, une source d’équivoque en son temps qui a tendu à ternir l’image de marque du pays, comme quoi le Président a été déposé par l’armée, ce qui a influé sur les événements à venir et a isolé de plus en plus l’Algérie sur la scène internationale dans sa lutte antiterroriste.

Les résultats du premier tour des législatives furent longuement commentés entre tous les responsables de l’Etat et l’ex-Président, j’en ai appelé en ma qualité de ministre de la Défense nationale, où ira-t-on à la lumière de ces résultats du premier tour…J’ai même rencontré le Président pour cela quatre fois entre le premier et le second tour.

Nous étions conscients que l’homme allait démissionner trois ou quatre jours avant. Nous en avons été informés à l’avance qu’il allait le faire.

Nous, en tant que soldats, nous avons fait ce que nous devions faire en  formant un groupe de travail formé d’officiers, entre autres les généraux Mohamed Touati et Abdelmadjid Taghit, des politiciens et des spécialistes en droit constitutionnel comme Ali Haroun et Aboubakr Belkaïd et devions rencontrer notre frère d’armes Chadli Bendjedid  pour prendre des décisions en commun pour l’intérêt du pays à Zeralda.

A la lumière de cela,  l’arrêt du processus électoral était un mal nécessaire car la période de l’entre-deux tours fut infernale pour ceux et celles qui ne partageaient pas les vues et thèses du parti islamiste vainqueur.

Après son succès au premier, le FIS redoublait d’intimidations, voire de menaces, allant jusqu’à mettre en demeure la population de modifier ses habitudes vestimentaires et alimentaires.

Khaled Nezzar persiste et signe en affirmant que la violence était un acte qui animait aussi bien les dirigeants du FIS que ses militants de base. «L’arrêt du processus électoral a peut-être intensifié le terrorisme, mais il ne l’a pas provoqué», en insistant sur le rôle de l’institution militaire dans la sauvegarde de la République et la pérennité de l’Etat algérien pour rétablir une situation chaotique créée par les politiciens.

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