Ouverture du procès de «Catastrophe» et «Mamine» à Constantine
C’est aujourd’hui que devraient comparaître les tueurs présumés des deux enfants Ibrahim Hachiche, 9 ans, Haroun Boudaira, 10 ans, devant le tribunal de Constantine.
Le procès intervient quatre mois après les faits ayant secoué la wilaya de Constantine en particulier, et suscité l’émoi et la consternation de tous les citoyens ayant réclamé même l’exécution des deux criminels.Il s’agit en effet de «Catastrophe», 21 ans et «Mamine», 38 ans, tous deux sont des agents de parking de nuit. Au moment des faits, le premier était accusé d’avoir volé des chaussures dans une mosquée, dont le père aurait déposé plainte lui-même contre son fils, tandis que le second était accusé de trafic de drogue, vol et de porter atteinte aux biens d’autrui. Incarcérés pour les chefs d’inculpation précités, mais dès leur sortie de prison, ils avaient loué un appartement dans la nouvelle ville Ali-Mendjeli à Constantine.Notons que plusieurs chefs d’accusation retenus contre les deux mis en cause, accusés d’enlèvement, de porter atteinte à la pudeur sous la menace homicide volontaire sur mineurs avec préméditation.Ces accusations sont passibles de la peine de mort. La surprise dans ce double meurtre abominable, est bel et bien l’interpellation d’une autre personne née en 1986 accusée de complicité d’enlèvement.Il est à souligner que quatre avocats se sont constitués délibérément pour la défense des familles des deux victimes. Il s’agit de Me Iskander Ghedjghedj, Me Bouhedjira, Me Muntassir et Me Salah Assabie.Le tribunal a ,en fait, rencontré pas mal de difficultés pour programmer le procès pour aujourd’hui (dimanche) en raison du refus de l’ensemble des avocats de défendre les deux tueurs présumés.Face à cette situation, le bâtonnier national, Mustapha Lanouar avait été contraint d’intervenir en désignant deux avocats hors la wilaya de Constantine pour défendre les deux accusés.Pour ce faire, le bâtonnier national avait même menacé de prendre des mesures à leur encontre s’ils refusent de les défendre. En effet, l’intervention de Me Lanouar était en faveur des victimes en premier lieu, pour qu’il n’y ait pas de report du procès à une date ultérieure.Pour justifier leur refus, certains avocats ont indiqué que selon l’arrêt de renvoi, les deux accusés ont avoué les faits qui leur étaient reprochés.