Palestiniens devant l'ONU: la France hésitante et en recul
A l’approche d’un vote à l’ONU pour donner à la Palestine un nouveau statut, Paris, qui militait en 2011 pour cette démarche, a changé d’approche et ne réclame plus qu’une “reprise des négociations” dans un conflit passé au second plan des préoccupations internationales.
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“Le président expliquera les enjeux et motivations de la demande palestinienne pour convaincre ses interlocuteurs français que l’obtention pour la Palestine du statut d’Etat non membre est la seule façon de préserver une solution à deux Etats” israélien et palestinien, selon un diplomate palestinien, qui évoque “les énormes pressions” américaines, israéliennes mais aussi européennes pour décourager cette initiative diplomatique.
Actuellement, les Palestiniens sont à l’ONU une simple “entité observatrice”.
Sous la présidence de l’ancien président français Nicolas Sarkozy, la France avait encouragé il y a un an les Palestiniens à demander à l’Assemblée générale ce statut d’Etat non membre plutôt que celui de membre à part entière, impossible à obtenir d’un Conseil de sécurité divisé. En octobre 2011, Paris avait aussi voté pour l’admission de la Palestine à l’UNESCO.
L’arrivée au pouvoir du socialiste François Hollande a changé la donne. “On sent un flottement, une indécision”, résume Yves Aubin de la Messuzière, ex-diplomate et spécialiste de la région. “La position de l’Elysée est très en retrait par rapport au précédent gouvernement Sarkozy – qui s’était pourtant affiché comme un grand ami d’Israël – et aux engagements de campagne du candidat Hollande, qui promettait de soutenir la reconnaissance internationale d’un Etat palestinien”, basé sur les frontières de 1967, renchérit la chercheuse Agnès Levallois.