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Partenariat avec Israël: L’Europe sceptique

الشروق أونلاين
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Partenariat avec Israël: L’Europe sceptique

Des parlementaires européens exigent le gel du partenariat avec Israël en protestation contre l'agression de Gaza. Ils soulignent que tout partenariat avec l’Union européenne doit être lié au respect des droits humains et du droit humanitaire.

  • Des parlementaires européens exigent le gel du partenariat avec Israël et remettent en question le rehaussement des relations de l’UE-Israël en protestation contre l’agression acharnée perpétrée dans le territoire palestinien de Gaza. Les membres du parlement européen, déjà mécontents du blocus imposé sur Gaza, voient leur scepticisme renforcé par la dernière opération de l’armée israélienne contraire à tous les droits internationaux, aux droits de l’homme et humanitaires. La député européenne Véronique De Keyser appelle l’Europe à retourner à ses principes fondamentaux. Pour elle, la vie d’un Palestinien vaut celle d’un Israélien, son avenir, sa liberté aussi. Elle indique que face au droit international, il n’y a pas de laissez-passer, tout en relevant que la région de Gaza est une zone de non droit où la population est prise en otage.
  • De Keyser et les nombreux parlementaires qui la soutiennent insistent sur le fait que l’Europe doit faire appliquer les conditions de ses accords de partenariat, y compris le paragraphe 2 des accords d’association relatif au respect des droits de l’homme: c’est une obligation des traités dont elle ne peut s’exempter.
  • Le processus de rehaussement doit être finalisé et approuvé lors du Conseil d’Association UE-Israël prévu le 18 mai 2009. Une suspension du processus engendrerait un gel de toutes les activités, procédures et événements qu’implique le rehaussement UE-Israël. Il est, pour certaines ONG aussi, inconcevable d’étendre davantage les bénéfices d’un partenariat européen à un pays qui viole le droit international humanitaire et favorise une violence continuelle.
  • Des parlementaires européens demandent par ailleurs que justice rendue pour les crimes commis à Gaza, mais pas seulement car les voix sont de plus en plus nombreuses à réclamer des enquêtes sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par Israël.
  • Amnesty International enquête sur le terrain depuis une semaine sur les violations des conventions internationales sur les armes en faisant le diagnostic des ravages par les obus israéliens au phosphore blanc. Plusieurs maisons et édifices, notamment à Beit Lahya, ont été bombardés avec des armes faites de ce produit qui calcine les habitations et enflamme les corps.
  • Un expert britannique en armement, explique que le phosphore blanc demeure actif très longtemps, et ne cesse de se consumer que lorsqu’on l’étouffe. Des rescapés racontent que leurs plaies se mettaient à fumer quand on les lavait ou qu’on retirait leurs bandages.
  • L’emploi de ces armes est réglementé par la Convention sur les armes classiques qui prohibe notamment leur utilisation dans les zones peuplées de civils. Cette arme est utilisée pour générer un “écran de fumée” de protection, ou pour marquer des cibles pour l’aviation, selon l’expert en armement Chris Cobb-Smith. “Il n’y a aucune justification tactique à son emploi à Gaza”, estime-t-il. “Je pense que c’est ici une arme de terreur qui vise à effrayer les gens, mais aussi infliger des dommages physiques”.
  • Un “crime de guerre” pour Amnesty International qui a trouvé de multiples particules encore actives de phosphore dans des zones civiles. Des organisations israéliennes de défense des droits de l’homme ont eux également demandé l’ouverture d’une enquête sur les bombardements de civils palestiniens par l’armée israélienne, mais cette requête a peu de chances d’être entendue puisque la justice israélienne avait déjà reconnu il y a dix jours que ses services ont précisément été chargés de contrer les procédures susceptibles d’être lancée contre l’État en Israël même comme dans le reste du monde.
  • Les menaces de procès pour crimes de guerre inquiètent Israël d’autant plus que le secrétaire général des Nations unies, avait laissé entendre qu’une enquête internationale pourrait être ouverte. L’Agence internationale de l’énergie atomique a pour sa part répondu favorablement à la demande d’une série de pays arabes exigeant des investigations sur le tir d’obus à uranium appauvri par les israéliens.
  • L’État hébreu est en tout cas sur le qui-vive et prend ses précautions. Le ministère israélien des Affaires étrangères a transmis aux personnes susceptibles d’être inquiétées- responsables politiques, officiers ou anciens officiers- une liste des pays à éviter durant leurs déplacements à l’étranger.
  • D’éventuelles sanctions dépendront toutefois “de la volonté politique des pays qui ont de l’influence. Ce qui est loin d’être acquis.

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