Pétrole : le prix de l’or noir en légère hausse
Les prix de l'or noir continuent à grimper ce vendredi, après un mois de fort recul lié aux craintes de ralentissement de la demande en raison des risques de récession aux Etats-Unis, en Europe et au Japon. Hier déjà, ils ont bondi de plus de cinq dollars.
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Le baril de pétrole Brent de la mer du nord pour livraison en octobre a lui aussi franchi la barre des 120 dollars et progresse ce vendredi matin de 29 cents à 120,45 dollars.
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Dans les échanges en Asie, le prix du baril de “light sweet crude” américain (ou WTI, west texas intermediate) pour livraison en octobre gagne 26 cents à 121,44 dollars après un bond de 5,62 dollars la veille à New York.
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Cette hausse est due en premier lieu à la rechute du dollar face à l’euro d’abord, suite à de mauvais chiffres sur l’état de santé de l’économie américaine, la fonte des stocks d’essence aux Etats-Unis, la crainte que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ne réduise sa production en septembre comme le lui a demandé le Venezuela ou encore les tensions entre les Etats-Unis et la Russie après le conflit en Géorgie.
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Ce rebond interrompt un mouvement de correction amorcé cinq semaines plus tôt. Après avoir atteint les prix record de 147,50 dollars à Londres et 147,27 dollars à New York le 11 juillet, le pétrole s’était en effet écroulé, perdant plus de 35 dollars en un mois, au vu d’une prolifération alarmante de signes de
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baisse de la demande pétrolière.
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Au niveau de la scène politique internationale, une possibilité d’un conflit entre la Russie et l’Occident inquiète les investisseurs”, a expliqué Ellis Eckland, analyste indépendant basé à Chicago.
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La Maison Blanche a déclaré jeudi qu’elle ne pouvait envisager la reprise de la coopération militaire Russie-Otan jusqu’à ce que la crise en Géorgie soit résolue”.
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Par ailleurs, le Conseil de sécurité était divisé entre deux projets de résolution rivaux visant à faire avaliser par l’ONU un règlement du conflit en Géorgie sur la base de l’accord de paix négocié par la France entre Moscou et Tbilissi, selon les diplomates.