Poursuivi pour fraude fiscale : Orascom interdit de tout transfert
« Orascom ne transférera aucun sou à l’étranger avant d’avoir apuré sa situation vis-à-vis du fisc ».
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La messe est dite et c’est le premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia qui l’a donné, hier, à Alger, lors d’une conférence de presse donnée à l’issue de la réunion de la tripartite. Le ton est ferme et plein de reproches en direction du patron de Djezzy. Ce dernier operateur de telephonie mobile qui avait « conclu » un marché avec la direction générale des impôts ou il reconnaît le bien fondé de la fraude qui lui est reprochée et se disant “prêt à payer”, demandera une faveur de la DGI, celle de ne pas ébruiter cette affaire afin de préserver son entreprise, cotée en bourse. Mais, vite fait, il se renie et se debinera pour tenir, par la suite, des propos tendancieux le faisant passer pour une victime expiatoire de la tension entre l’Algerie et l’Egypte. Ce qui fera sortir le premier ministre algerien de son mutisme pour declarer que le président du groupe Orascom, Naguib Sawiris avait « saisi la direction des impôts lui demander de ne pas publier le cas de fraude fiscal et le transfert de fonds afin de ne pas ternir l’image de marque de son groupe au sein de la bourse ». Il expliquera que ” l’affaire remonte à 12 mois et ne date pas d’aujourd’hui” en precisant que “seulement, l’opérateur lui-même a formulé le voeu que cette mesure de redressement ne soit pas rendu publique”. Ouyahia sépare ainsi, le bon grain de l’ivraie en donnant la version officielle du litige entre la direction générale des Impôts et l’opérateur égyptien Orascom. Le premier ministre algérien a tenu à souligner le caractère frauduleux de cette affaire purement commerciale et non politique et qui n’a aucun lien avec les incidents de la rencontre Egypte-Algerie.