Présidentielle 2009 : absence de l’opposition
La secrétaire générale du PT M. Louisa Hanoune, déjà candidate en 2004, n'a toujours pas fait connaître sa décision de participer ou non au scrutin.
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En revanche, les principaux dirigeants de l’opposition algérienne ont décidé de ne pas participer à l’élection présidentielle d’avril : le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et le Front des forces socialistes (FFS).
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Le FFS, créé par Hocine Aït Ahmed, n’a officiellement pas fait part de son intention de boycotter le scrutin, comme il l’a fait pour les législatives de 2007. Mais les observateurs politiques expliquent que ce parti sera également absent de la course présidentielle. Le président du RCD Saïd Sadi a annoncé dès le 15 janvier que son parti ne participerait pas à cette élection qualifiée de “pitoyable et dangereux cirque”.
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Aussi, l’ancien président Liamine Zéroual (1995-98), sollicité par une certaine frange de la classe politique, a pour sa part refusé toute idée de se porter candidat.
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De son côté Rhéda Malek a quitté le parti qu’il avait créé, l’Alliance nationale républicaine (ANR) .
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La mouvance islamique sera également absente, notamment après la défection vendredi de Abdallah Djaballah, qui fut candidat en 2004. “En l’absence de forces du changement, la présidentielle est à sens unique” et les “jeux sont faits” depuis la révision de la constitution, a dit M. Djaballah au cours d’une conférence de presse.
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A présent, seul le président du Front national algérien (FNA, nationaliste) Moussa Touati a annoncé avoir rempli les conditions pour se présenter. Ainsi, Abdelaziz Bouteflika peut se représenter après une révision constitutionnelle adoptée le 12 novembre 2008, qui a supprimé la limitation à deux mandats présidentiels successifs.