Procès Sonarach1: les révélations surprenantes des témoins !
Dans cette troisième semaine du procès de l’affaire Sonatrach 1, dans laquelle sont impliquées 19 personnes, dont de hauts responsables et des entreprises étrangères et nationales, pour corruption, l’audition des témoins a révélé l’implication de l’ex-ministre de l’Energie et de Mines et ancien P-dg de Sonatrach, Chakib Khelil.
En effet, la majorité des témoins, qui sont mêlés, de près ou de loin, à la commission technique chargée de l’élaboration des cahiers de charge pour le système de surveillance électronique des installations de Sonatrach, ont été unanimes à dire que Khelil est partie prenante dans toutes les décisions qui ont été prises, sous son autorité, dans l’attribution des marchés.
A la fin de cette troisième semaine du procès de Sonatrach 1, le juge Mohamed Reggad, président du tribunal criminel d’Alger, a auditionné 35 témoins dans le premier volet de l’affaire, relative au système de contrôle et de surveillance électronique du complexe industriel du sud, signé entre Sonatrach et le groupe allemand Contel Funkwerk ainsi que l’affaire du gazoduc GK3.
En outre, il y aurait une correspondance secrète à l’ex-ministre qui révèle l’intervention du directeur de la sécurité intérieure dans les projets de protection des installations de Sonatrach en faisant des rapports mensuels et le caractère urgent qui fait que les marchés ne sont pas passés par la voie réglementaire, c’est pourquoi, certaines parties du projet ont été attribuées au gré à gré.
Et partant, un autre témoin, membre de la commission technique sus-citée a affirmé que les données relatives à ce marché n’ont pas été publiées dans le Bulletin des appels d’offres du secteur de l’énergie et des mines (Baosem) sur ordre de l’accusé chargé des activités en amont.
Ce dernier a ordonné de ne pas publier les données du marché dans le Baosem, vu le caractère sécuritaire, confidentiel et urgent du projet.