Qatar expulse le gendre de Ben Ali
La présidence tunisienne a annoncé que l’Emir de Qatar a ordonné l’expulsion de Sakhr El Matiri, un des gendres de Zine El Abidine Ben Ali, de ses territoires, sur demande du président tunisien Moncef Marzouki, coïncidant avec la visite de ce dernier au Qatar.
La présidence tunisienne a annoncé lundi que Qatar a ordonné l’expulsion de Sakhr El Matiri de ses territoires, et s’est dit prête à aider la Tunisie pour récupérer l’argent qu’il aurait sur lui, lorsqu’il a afui le pays.
A l’occasion de la visite qu’effectuera Moncef Marzouki au Qatar, l’Emir de ce derneir Cheikh Hameb Ben Khelifa Al Thani a ordonné d’expulser Sakhr El Matiri de son pays, a dit le porte-parole de la présidence tunisienne, dans un communiqué.
« En réponse à une demande formulée par la Tunisie et à des pourparlers ayant lieu entre les responsables des deux pays avant la visite de Marzouli à Doha, le Qatar s’est dit prêt à apporter de l’aide technique et juridique à la Tunisie pour identifier les avoirs tunisiens détournés », a-t-il mentionné dans l’annonce.
Le président tunisien a effectué une visite ce lundi au Qatar où il doit assister à une conférence sur “la restitution des biens spoliés dans les pays du « Printemps arabe » à l’invitation de l’émir du Qatar.
L’homme d’affaires Sakhr El-Materi, 32 ans, était qualifié de gendre préféré de l’ancien couple présidentiel tunisien et présenté comme un dauphin potentiel de Ben Ali avant le soulèvement populaire.
El-Materi avait fui la Tunisie avant la chute du régime pour se réfugier au Qatar avec son épouse Nesrine, la fille aînée de Ben Ali qu’avait épousée en 2004.
Patron de Princess Holding, il était actif dans tous les domaines d’activités économiques et ses avoirs ont été confisqués ou placés sous administration de l’Etat.
L’Etat tunisien a annoncé en juillet la cession de ses parts saisies dans le capital de l’opérateur “Tunisiana” détenu à 75% par Qatar Telecom, et dans la société “Ennakl Automobiles” concessionnaire de Volkswagen notamment.
“La Tunisie continuera de demander à tous les pays qui accueillent des proches de l’ancien président de les livrer à la justice de leur pays et de restituer leurs avoirs détournés”, a ajouté le porte-parole de la présidence.
Tunis a plusieurs fois demandé en vain l’expulsion de Zine El Abidine, réfugié en Arabie Saoudite, avec son épouse Leila Trabelsi, depuis leur fuite le 14 janvier 2011.