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Rahabi: «La visite de Hollande en Algérie est une visite de courtoisie»

الشروق أونلاين
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Echorouk
Hollande lors de sa visite en Algérie en 2012

« Le programme du déplacement express de François Hollande est encore secret. Mais selon certaines sources diplomatiques, outre une rencontre officielle avec le président Abdelaziz Bouteflika, le dirigeant français devrait faire un déplacement à l’usine Renault, près d’Oran, inaugurée le 10 novembre 2014. Son séjour devrait durer seulement une journée », a écrit Jeune Afrique citant des sources diplomatiques.

« La gestion directe de cette visite par le palais d’El Mouradia et celui de l’Élysée a déjà créé quelques tensions. L’ambassadeur d’Algérie à Paris se serait plaint auprès du ministère algérien des Affaires étrangères d’avoir appris la nouvelle par des canaux indirects », a ajouté le magazine. 

Selon la même source, la visite de Hollande sera précédée par celle des ministres des Affaires étrangères et d’Economie français, Laurent Fabius et Emmanuel Macron qui sera couronnée  par l’inauguration de l’usine de la société française, Alstom. Une audience avec le président Bouteflika sera effectivement accordée au chef de la diplomatie française.

Même si la visite de Hollande en Algérie à la mi-juin n’est pas annoncée officiellement tout comme son programme, des observateurs estiment qu’il s’agit d’une visite de courtoisie, tandis que d’autres ont fait un lien avec les prochaines élections présidentielles, dont le parti socialiste (PS) cherchera à attirer les voix de la communauté maghrébine établie en France, particulièrement celles des  binationaux franco-algériens.

L’ancien ambassadeur algérien, Abdelaziz Rahabi estime que cette visite intéresse autant le président Bouteflika que son homologue français, car le premier tente à travers ces visites de donner l’impression qu’il a des activités diplomatiques bien que l’activité présidentielle est absente depuis des mois.  

« Le président Bouteflika a réduit ses missions présidentielles en des réceptions protocolaires de chefs d’Etats étrangers, sans pour autant maîtriser le dossier diplomatique, sachant qu’il ne se déplace pas à l’étranger, et se contente en revanche de désigner des représentants. Ce procédé fait perdre beaucoup de choses à l’Algérie», a expliqué Rahabi.

Dans les traditions diplomatiques, lorsqu’un président est absent lors des réunions des chefs d’Etats, ses représentants désignés n’ont droit en effet qu’à assister à l’ouverture et à la clôture des ces réunions, ce qu’il considère comme étant une absence de l’Algérie dans la prise de décision diplomatique à l’échelle internationale.   

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