Rahabi: Trévédic cherche la célébrité au détriment de l’Algérie
L’affaire des moines de Tibhirine est sortie de son contexte judiciaire et le juge français en charge de l’enquête, Marc Trévédic cherche de la célébrité sur le dos de l’Algérie. Tels sont les propos de l’ancien ministre de la Communication, Abdelaziz Rahabi au sujet de l’affaire de Tibhirine.
Selon lui, les juges français tentent d’exploiter des affaires d’une telle sensibilité Tibhirine pour attirer l’attention des médias. « Le juge d’instruction en charge de l’affaire (Trévédic) multiplie ses apparition sur les plateaux de télévision et dans les journaux français. En plus, il relate souvent les événements et entend publier plusieurs livres sur l’affaire », a jugé l’ancien diplomate algérien. Pour lui, Trévédic se prend pour un procureur de la République.
Abondant dans le même sens, le moudjahid Abdelaziz Medjahed estime que les autorités françaises tentent de détourner la vérité pour être à l’abri des soupçons de l’opinion publique française « Car elles avaient eu des contacts avec les terroristes pour libérer les otages, mais elles ont fini par échouer».
D’après lui, les autorités hexagonales font dans la provocation pour obtenir des avantages économiques et politiques, estimant que celles-ci traitent de ces dossiers liés à la sécurité en fonction de leurs intérêts.
Pour étayer ses dires, l’expert en sécurité a rappelé que les autorités françaises ont fourni des armes à l’opposition syrienne qu’elles considéraient comme étant des djihadistes, avant de les qualifier ensuite de terroristes au lendemain des attentats survenus en France.
Notre interlocuteur ajoute que la France et certaines puissances ont laissé « Daesh » prendre le contrôle de nombreuses villes en Syrie et en Irak, avant qu’elles ne décident de créer une coalition en vue de mener des frappes contre l’organisation lorsqu’elle s’est approche de la ville d’Erbil, riche en pétrole et où sont investis 1000 milliards de dollars.
Par ailleurs, il juge plutôt naturel le silence des autorités algériennes d’autant que leurs homologues françaises n’ont fait aucune déclaration sur le sujet.« En revanche, ce sont les médias français qui ont évoqué les résultats de l’enquête d’où il est difficile pour l’Algérie de leur répondre du fait qu’ils sont libres du point de vue de la loi française », a-t-il conclu.