Rencontre ce mardi entre les protagonistes zimbabwéens
Une énième rencontre est prévue ce mardi entre le parti au pouvoir et l’opposition zimbabwéens en Afrique du Sud. Elle tentera de convaincre les belligérants d’appliquer l’accord de partage du pouvoir signé il y a plus de deux mois. L’optimisme est loin d’être au rendez-vous.
- Une nouvelle rencontre entre les responsables du parti au pouvoir du président Mugabe et de l’opposition menée par le Mouvement Démocratique pour le Changement (MDC) de Morgan Tsvangirai aura lieu ce mardi en Afrique du Sud, annonce le président sud-africain Kgalema Motlanthe.
- Les débats seront sans doute centrés sur le contrôle du ministère de l’Intérieur, en particulier, principale pomme de discorde entre les protagonistes. Chacune des deux parties veut en effet s’adjuger, dans le cadre d’un futur gouvernement d’union, ce portefeuille-clé qui dirige la toute puissante police du pays jusque-là sous la coupe du président Mugabe. La SADC qui s’était rangée, lors de son sommet extraordinaire, il y a deux semaines, du côté de l’actuel chef de l’état zimbabwéen, avait été jusqu’à suggérer le partage de ce ministère, une idée aussitôt écartée par l’opposition.
- Les médiateurs sud-africains, dirigés par l’ex-président Thabo Mbeki, s’attèleront une nouvelle fois à trouver une solution à la crise politique au Zimbabwe, quelques jours après que Pretoria ait annoncé la suspension de l’aide agricole d’un montant de 300 millions de rands au profit de ce pays, jusqu’à la mise en place d’un gouvernement d’unité nationale à Harare. Verra-t-on alors ce mardi les résultats de ce chantage ?
- Le maître-chanteur lui-même n’en est pas très convaincu puisque le chef du Congrès national africain évoque l’envoi prochain au Zimbabwe d’une équipe pour faire pression sur les protagonistes qui à force d’entêtement ont enfoncé le pays dans un chaos humanitaire.
- L’économie zimbabwéenne est en effet au plus bas avec une hyperinflation excédant les 231 millions pour cent, 80% de chômage et une production nulle. La population est affamée et le choléra qui a fait déjà près de 300 morts, menace d’autres vies. Pendant ce temps, les leaders politiques zimbabwéens semblent aveugles et sourds aux souffrances de leur peuple, ou alors serait-ce leurs soucis ?