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Report de la transition démocratique: le pouvoir pointé du doigt

الشروق أونلاين
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D.R
Abdelaziz Rahabi, ancien ministre de la Communication

L’ancien ministre de la Communication et de la culture, Abdelaziz Rahabi a fustigé la manière dont le pouvoir traite avec la presse et mis en garde contre les conséquences qui en résultent de cette politique qui fait obstacle à la transition démocratique et écorne les institutions de l’Etat. Une analyse à laquelle se joint l’enseignant en Sciences de l’information à l’université de Constantine, Hacène Khelifa.

« La presse est utilisée pour arriver et se maintenir au pouvoir au lieu d’être utilisée au service des hautes valeurs de la nation, rapporter la vérité, promouvoir l’esprit du nationalisme, la culture de la citoyenneté, les libertés, l’opinion et l’opinion des autres », a déclaré Rahabi, lors de son intervention au 4e jour de l’université d’été du Mouvement Ennahda, organisée à Jijel.

« La presse est muselée par le pouvoir qui fait d’elle un moyen de réprimer ses opposants politiques, camoufler la vérité, mentir au peuple de sorte de le maîtriser et empêcher une vraie transition économique, politique et sociale susceptible de hisser la nation algérienne au rang des pays développés », soutient-il, estimant que la transition démocratique que loue l’opposition et celui qui passe par le dialogue entre le pouvoir et l’opposition, en citant des exemple d’Espagne et de la Corée du Sud.  

De son côté, Hacène Bennadjeh, chef du Mouvement de justice et de bienfaisance marocain a appelé à éviter de céder au conflit idéologique qui induit à la confrontation ainsi qu’à la division des pays.

Le leader marocain a appelé à se focaliser sur la revendication de création d’un Etat de justice et de bienfaisance, en mettant l’accent sur la nécessité d’œuvrer à « trouver un climat qui adopte ces valeurs lors de la période de transition démocratique », ajoutant que « le Maroc vit l’ère du despotisme, du pouvoir personnel absolu, la méprise de la volonté du peuple, l’absence des libertés et la répression de la société civile et partisane ». 

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