Révélations sur le viol de deux algériennes par un agent de la CIA
Andrew Warren
Du nouveau dans l’enquête ouverte par le département américain de la justice au sujet d’Andrew Warren, chef du bureau des renseignements américains à Alger, soupçonné d'avoir agressé sexuellement deux Algériennes dans la résidence que le gouvernement américain louait pour lui à Alger. Le rapport élaboré par l’enquêteur spécial du service de la protection des diplomates révèle que le suspect était en possession de photos des présumées victimes qui auraient été consentantes.
- Le rapport indique que deux femmes algériennes ont porté plainte séparément, à plusieurs mois d’intervalle, contre Andrew Warren. La première est une algérienne ayant la nationalité allemande, qui vit en Allemagne et rend visite régulièrement à sa famille en Algérie. La seconde vit en Espagne et séjourne souvent en Algérie.
- La première victime a déposé plainte auprès de l’ambassade américaine à Alger en juin 2008 contre Warren. Elle avait été invitée à une fête organisée à la résidence du suspect, ce dernier lui aurait offert une boisson alcoolisée. La victime prise d’un malaise ne se souvient pas de ce qui s’est passé ensuite sinon qu’elle s’est réveillée le lendemain en constatant qu’elle avait été violée. Un témoin dit avoir vu Warren filmer la plaignante.
- La deuxième victime a déposé plainte en septembre 2008 et contrairement à la première, celle-ci avait rencontré Warren avant le viol puisqu’elle et son mari avaient fait sa connaissance auparavant à l’ambassade américaine au Caire. Elle fut invitée par le haut responsable américain en février 2008 à sa résidence où, avec son accord, il prit une photo d’elle au moyen de son téléphone. Warren prépare seul dans la cuisine un verre d’alcool qu’il offre ensuite à sa victime. Dès la première gorgée, la jeune femme commence à perdre connaissance et découvre après son réveil qu’elle a été violée. Elle prévient son mari et voit un psychologue et quand par un sms, elle accuse Warren de l’avoir violée, il lui répond qu’il est désolé.
- L’homme a été rappelé en États-Unis pour prendre part à une réunion, peu avant le déclenchement de l’enquête. Lorsqu’il a été mis au courant des faits qui lui étaient reprochés, Warren a reconnu avoir eu des relations sexuelles avec les plaignantes, avec leur consentement, à sa résidence officielle à Alger. L’agent de la CIA a remis son téléphone cellulaire et sa caméra numérique aux autorités, mais pas son ordinateur personnel.