Révision de la constitution : plébiscite attendu
Mercredi le parlement devra adopter l’amendement de la constitution à une large majorité.
La coordination parlementaire des partis de l’alliance présidentielle (FLN, MSP, RND), a assuré que les députés des trois partis voteront “oui” pour le projet de révision de la constitution initié par le président de la république M. Abdelaziz Bouteflika.
M. El Aiachi Daadoua président du groupe parlementaire du FLN a assuré en marge d’un conférence de presse de la coordination parlementaire des partis de l’alliance que la révision de la constitution en 1996 était survenu de manière exceptionnelle, seulement, c’est devenu actuellement nécessaire dira M. Daadoua qui ajoute que l’Algérie vit de actuellement d’autres conditions et un autre climat qui fait de la révision de la constitution une nécessité.
Le président du groupe parlementaire du RND M. Miloud Cherfi a de son coté qualifié le projet de loi portant la révision de la constitution de tournant historique qui s’inscrit dans l’histoire du pays, et qui permettra d’approfondir l’expérience démocratique ».
Pour sa part, le représentant du MSP M. Abdelaziz Belkaid a assuré que les institutions du parti et à leur tête le conseil consultatif du parti s’est mis d’accord pour voter « oui » la révision de la constitution.
Le groupe parlementaire des indépendants réitère son soutien absolu au projet de révision de la constitution considérant que ce fait est une revendication populaire. Le président du groupe M. Guadbane Kheiredine a assuré que l’initiative du président de la république est un pas vers la démocratie.
Par contre, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, opposition laïque) a rejeté mardi le projet de révision de la constitution qui sera soumis mercredi au Parlement, a annoncé son président Saïd Sadi.
“Nous allons voter contre le projet de révision de la constitution”, a déclaré M. Sadi lors d’une conférence de presse au siège de l’Assemblée populaire nationale (APN).
“Les amendements proposés remettent en cause les équilibres formels des pouvoirs pour consacrer la personnalisation du régime”, a jugé le président du RCD, qualifiant cette révision de “coup de force constitutionnel”.
En outre, M. Saadi indiqué qu’il conditionnait sa participation à la prochaine élection présidentielle à “la présence massive d’observateurs internationaux” au scrutin.
“Il n’est pas question pour nous de nous présenter tant que la surveillance internationale massive et qualifiée n’est pas là pour garantir fidèlement un scrutin libre et régulier”, a précisé Saïd Saadi, qui a participé aux présidentielles de 1995 et 2004.
Signalons que le Parlement doit se prononcer notamment sur la suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiels, permettant une troisième candidature du président Abdelaziz Bouteflika à l’élection prévue au printemps 2009.