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Saâdani: «Je ne cours pas derrière les postes de responsabilité»

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Saadani (à droite), Belkhadem (à gauche)

L’autorisation délivrée par les autorités de la wilaya de Béjaïa pour la tenue du 10e congrès du parti ne souffre d’aucune irrégularité, a affirmé le secrétaire général du FLN qui a par là même défié ses détracteurs d’aller en justice.

« Ce sont les membres du comité central qui ont décidé de la tenue du congrès du parti le 10 mai en cours, dont je partage leur avis, car il est temps de mettre de l’ordre au sein du parti», a précisé le secrétaire général du FLN en réplique à ceux qui accusent Saâdani d’avoir arrêté la date du congrès, ce qu’ils estiment comme violation du statut particulier du parti.

Par ailleurs, l’ancien président de l’APN s’est de nouveau défendu après avoir été accusé de « s’être taillé le congrès sur mesure » en indiquant que « je ne cours pas derrière les postes de responsabilités. Si c’était le cas, je serais resté dans mon poste de secrétaire général et je  ne chercherai pas la tenue du congrès du parti ».

Aussi a-t-il souligné qu’il était membre du bureau politique chargé de l’organisation sous Belkhadem, avant qu’il ne présentait sa démission en réaction au fait que Belkhadem ait cédé la tête du gouvernement à un autre chef de parti n’ayant pas la majorité au Parlement, en faisant allusion à Ahmed Ouyahia.

Dans une allocution prononcée samedi en marge de la Journée mondiale de la liberté d’expression, le patron du FLN a expliqué que l’administration, représentée par le ministère de l’Intérieur, a donné une autorisation pour la tenue du congrès du parti les 28,29 et 30 mai prochains. « Allez-y demander à Belkhadem et Belayat s’ils détiennent d’autorisation d’autre type… nous allons tenir notre congrès à la Coupole. Notre parti est grand et son président d’honneur est le président de la République!», dira encore d’une voix défiante.

« L’autorisation ne souffre d’aucune irrégularité », a-t-il riposté à ses opposants en les invitant à aller en justice s’ils le jugent nécessaire. « Celui qui veut aller en justice, il trouve Louh à l’attendre », a-t-il ajouté.

« Il y a ceux qui veulent rester éternellement dans leurs postes de responsabilité. Ceux-ci craignent le rajeunissement et l’arrivée des femmes à ces postes, jugeant que cela ne puisse être qu’à leur détriment », souligne-t-il. Saâdani vise en effet Belayat lorsqu’il dit: « il veut rester éternellement membre du bureau politique».   

 

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