Saâdani se déchaîne contre l’opposition !
Le secrétaire général du FLN, Amar Saâdani, s’est attaqué aux partis de l’opposition et aux personnalités politiques, notamment le Mouvement de la société pour la paix (MSP), Jil Jadid et cheikh Abdallah Djaballah.
Lors d’une conférence de presse, animée en marge d’une session de formation politique et idéologique des cadres de son parti des wilayas du Centre, le patron du FLN a qualifié de «commerçants politiques» les partis de l’opposition. Amar Saâdani a indiqué qu’il y a bien des partis qui ne représentent que des personnes, ni plus ni moins.
« En Algérie, il y a des partis qui sont incapables d’encadrer le peuple, dont certains n’ont que l’agrément, sans adhérent et n’ayant aucune action et ils ne font que des déclarations à la presse», s’est-il acharné contre l’opposition.
En position d’attaque, Saâdani a tiré à boulets rouges sur les partis et les personnalités constituant la Coordination nationale pour la transition et les libertés démocratiques (Cnltd) en les traitant de commerçants politiques et leurs familles politiques d’ «infimes partis».
Il souligne également que son parti traite uniquement avec les partis qui connaissent leur histoire. Concernant le MSP, le secrétaire général du vieux parti s’est demandé sur les motifs de sa création, ses idéologies et les sources de son financement.
En n’épargnant personne, Saâdani a qualifié le président de Jil jadid, Sofiane Djilali d’instituteur ayant des idées mais pas une base !
Par ailleurs, il a invité tout le monde à jeter un coup d’œil sur les mouvements de redressement qu’ont connus les partis qu’a présidés Abdallah Djaballah.
Les critiques de Saâdani s’étendent au-delà des frontières du pays en s’exprimant sur l’opposition dans les Etats arabes. Pour lui, au nom de la démocratie, des millions d’Arabes en Tunisie, en Libye, en Égypte, en Irak et au Yémen ont été tués, déplacés…» «Ceux qui prétendent parler de la politique et de la démocratie n’ont pas lu l’Histoire et ne l’ont pas comprise tant en Algérie, au Liban ou en Syrie », estime-t-il.
Revenant sur le dernier message du président Bouteflika, qui emploie un langage plutôt menaçant à l’endroit de l’opposition et la presse, Saâdani a parlé de message clair destiné à ceux qui jouent avec la sécurité et la stabilité du pays.
S’agissant de la réaction ferme et rigoureuse contre l’opposition, il a dit que des plaintes devraient être déposées contre ceux qui sont accusés d’atteinte à la sécurité et la stabilité du pays.
Par ailleurs, il a souligné que seul en Algérie, un parti ayant obtenu la majorité des voix lors des législatives, se voit privé de son droit de former le gouvernement et de son droit de présider l’exécutif.