Sahel : le FBI demande l’avis consultatif de l’Algérie pour traquer al-Qaïda
Le directeur du FBI, Robert Mueller, a mis en exergue, -lors d’une visite de travail effectuée la semaine passée, en Algérie-, les dossiers sécuritaires et judiciaires d’intérêts communs, ainsi que les moyens de renforcer la coopération et la coordination entre les institutions algériennes et le FBI .
Selon le communiqué de l’ambassade américaine en Algérie, -dont une copie est parvenue à notre rédaction-, le directeur du FBI a vivement exprimé ses remerciements et sa gratitude envers l’Algérie, suite à leur coopération en matière judiciaire, signé en 2010.
Echorouk à appris de sources fiables, que les rencontres qui ont réuni le responsable du FBI avec plusieurs experts algériens dans le domaine de la sécurité et la justice, se sont penchées sur plusieurs dossiers en commun, en particulier ceux qui sont relatifs aux derniers développements qui ont vivement bouleversé la région récemment, dont l’enlèvement des diplomates algériens au Sahel, en fonction de ce qui se passe au Mali, ainsi que l’exploitation des armes de contrebande en provenance des arsenaux libyens.
En effet, Mr Mueller avait déjà dévoilé l’intention du FBI d’ouvrir un bureau en Algérie, afin de résoudre ce qu’il appelle « de nouvelles menaces en provenance du Maghreb arabe ». Ce dernier a justifié sa proposition, devant le Congrès américain en 2009, avec « le développement de la capacité d’al-Qaïda »
À ce jour, l’Algérie rejette toujours toute forme d’ingérence étrangère dans ses affaires internes, ou l’atteinte de la souveraineté nationale et la liberté de ses décisions, tout en refusant d’établir des bases de l’Africom. En revanche l’Algérie s’est vivement félicitée des diverses formes de coopérations, sécuritaire, judiciaire et militaire qui sont soumises aux conventions internationales et aux accords bilatéraux.