Saïd Sadi absent à la marche de samedi à Alger
Seuls maître Ali Yahia Abdenour, Mohamed Besbas du RCD et une vingtaine de manifestants ont pris part à la 6ème marche de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (Cncd), aile partis politiques. Le président du RCD, Saïd Sadi, a brillé par son absence lors de cette nouvelle marche…
Le rituel de la sixième marche de la Cncd n’est pas différent des précédentes marches. Le défenseur des droits de l’Homme, maître Ali Yahia Abdenour, accompagné de quelques militants sont arrivés à la Place du 1er -Mai à Alger aux environs de 10:30. Ils ont scandé plusieurs slogans tels que « Algérie libre et démocratique », « Le peuple veut le départ du régime » « Voleurs, traitres et se disent nationalistes » etc. Lors de ce « rassemblement », Ali Yahia Abdenour a parlé de la nécessité du départ du régime et à réaffirmé la poursuite des marches. « La Cncd organisera des marches chaque samedi et revendiquera le changement en Algérie », a-t-il déclaré. Comme à l’accoutumée , un dispositif de sécurité, qui n’a finalement rien empêché, puisque les marcheurs n’étaient pas là, a été mobilisé.
A la Grande-Poste à Alger, la marche des jeunes facebookers n’a pas eu lieu, comme annoncée et prévue depuis plusieurs jours. Aux environs de 11h, il y avait à peine une dizaine de jeunes devant cet édifice et qui n’ont pu aller plus loin que le siège de Mobilis, où ils ont été bloqués par la police. «La volonté du peuple pour le changement ne sera jamais empêchée. Le peuple algérien aspire à la démocratie et à la liberté. La marche vers le combat et vers le changement ne sera pas arrêtée. Nous appelons à des élections législatives et présidentielle.», a déclaré à la presse Kader Fares, l’initiateur de ce mouvement, qui se fait appeler «Alternative de la jeunesse pour le changement». Parmi les revendications de ce mouvement qui s’est constitué sur facebook figure la révision constitutionnelle. Par ailleurs, le rassemblement des enfants des moudjahidine qui devait avoir lieu à 11h à la Place des Martyrs n’a finalement pas été tenu. Un dispositif sécuritaire mobilisé à cet effet attendait toujours, mais aucun manifestant en vue. Layachi Abdelwahid, président de cette organisation, avait appelé à une marche de la Place des Martyrs vers le ministère de l’Intérieur pour revendiquer un changement politique pacifique tout en dénonçant les entraves aux libertés publiques.