-- -- -- / -- -- --
إدارة الموقع

Sellal au journal Le Monde: «Bouteflika n’a pas quitté l’Algérie»

Sellal au journal Le Monde: «Bouteflika n’a pas quitté l’Algérie»
D.R
Abdelmalek Sellal, premier ministre

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a affirmé dans une interview accordée vendredi au quotidien français, Le Monde, que «la président Abdelaziz Bouteflika n’a pas quitté l’Algérie ces derniers jours pour se faire soigner en France», «son état de santé est toujours le même» et qu’il «suit les affaires du pays et donne ses instructions au jour le jour».

En réponse aux rumeurs selon lesquelles le président Bouteflika serait hospitalisé à Val-de-Grâce, le premier ministre a fait savoir que le président de la République « suit les affaires du pays et donne ses instructions au jour le jour» et «je suis en liaison tous les jours avec lui ». Et Sellal de préciser: « Le pays est dirigé par le président de la République » et que « les grandes décisions ne sont prises que par lui-même ou avec son assentiment ».

« Je me déplace beaucoup dans le pays. Tout le monde sait que le Président a beaucoup fait pour le pays. Si aujourd’hui nous arrivons à faire face à une chute drastique de nos recettes, c’est grâce à deux mesures prises par le Président », a-t-il enchaîné.

Il s’agit, selon lui, de la décision de rembourser la dette par anticipation et celle de créer un fonds de réserve qui peut permettre à l’Algérie de passer le cap sur trois à quatre années « à condition, a-t-il ajouté, de prendre des mesures pour réduire nos importations et réorienter l’économie pour créer de la richesse hors des hydrocarbures ».

« Nous ne sommes pas dans la situation de crise des années 1980 où le pays était endetté et n’avait presque plus de réserves », a-t-il soutenu, ajoutant que « l’Algérie a devant elle trois ou quatre ans, au cours desquelles il faut absolument (réussir) le pari de la diversification économique ».

« Nous pensons qu’il faut une réponse globale du monde civilisé face  au phénomène Daech. Je sais que le président Hollande veut saisir l’ONU pour qu’une résolution sur la lutte contre le terrorisme soit adoptée», a dit le chef de l’Exécutif, assurant qu’aller aux Nations unies est la «meilleure solution».

 Il a jugé «nécessaire» que l’ensemble des pays «jouent le jeu dans cette  affaire», sinon, a-t-il averti, «nous n’arriverons pas à venir à bout de ces  groupes». «Voyez ce qui se passe en Syrie: ces différents pays qui agissent  par mouvements interposés.

«Voyez ce qui se passe en Syrie: ces différents pays qui agissent  par mouvements interposés. Daech profite de ces divisions internationales et  arrive, comble du comble, à exporter du pétrole pour acheter des armes», a-t-il tenu à attirer l’attention.

En outre, il a préconisé d’agir sur le plan sécuritaire «mais aussi pour éteindre les foyers où ce phénomène est né»

Sellal a affirmé que ce qui s’est passé en Irak, en Syrie, en Afghanistan  ou en Libye «a contribué à cette flambée de terrorisme. C’est ce qui a permis  à ce phénomène de se développer». «Aujourd’hui, il est impératif que les pays s’unissent pour le combattre  et pour rétablir les équilibres. Il faut oublier les divisions politiques, religieuses. Daech se nourrit de la lutte entre chiites et sunnites et des reliquats de la  guerre d’Irak», a-t-il enchaîné, indiquant qu’il faut avoir cette vision «globale» et «se mettre d’accord pour que chaque pays fasse de la lutte contre le terrorisme  sa priorité numéro un».

Pour lui, personne n’est à l’abri de cette organisation terroriste et de ce phénomène terroriste transnational. « Il y a des groupes qui circulent, des djihadistes partis combattre,  notamment en Syrie, qui risquent de rentrer dans leur pays d’origine», a-t-il  averti, indiquant, pour ce qui concerne l’Algérie, que le nombre d’Algériens  concernés serait «nettement moins important que pour d’autres pays de la région». Il a expliqué cela par, notamment la prise de conscience quant à ce que «nous avons vécu pendant la décennie 1990, et par la politique de réconciliation  qui a été menée», ajoutant que le gouvernement algérien continue à prendre des  mesures pour combattre le terrorisme.

« Mais nous avons mis un terme à ces violences. Au début, c’est vrai, par une politique du tout-sécuritaire mais qui a été suivie par une politique de réconciliation nationale prônée par le président Bouteflika et qui a donné des résultats, puisque le pays connaît depuis la stabilité », a-t-il précisé.

Par ailleurs, Sellal a fait remarquer que l’Algérie est frontalière de pays en « grande difficulté », signalant qu’il y a 1.000 km de frontières communes avec la Libye, plus encore avec le Mali.

« J’espère, a-t-il dit, que d’ici à la fin de l’année, nous pourrons aider à mettre en place un gouvernement de transition en Libye qui puisse s’appuyer sur une force internationale. Le 1er décembre, nous réunirons tous les pays voisins, la Tunisie, le Niger, le Tchad, le Soudan, et l’Egypte ».

Le Premier ministre a insisté sur la mise en place de ce gouvernement en Libye, auquel il faudra donner des moyens pour « stabiliser le pays », sinon, a-t-il encore averti, « c’est un autre Daech qui sera aux portes de l’Europe ».

« Depuis les bombardements en Syrie, certains djihadistes sont revenus en Libye », a-t-il indiqué, soulignant que l’Algérie « joue le jeu de la sécurité et de la stabilité en Méditerranée ».

Ajoutez un Commentaire

Tous les champs sont obligatoires et votre e-mail ne sera pas publié. Veuillez respecter la politique de confidentialité.

Votre commentaire a été envoyé pour examen, il sera publié après approbation!
Commentaires
0
  • ali

    Bismillah N'est il pas cohérent que la personne visée (bouteflika) par les soi disant mensonges apparaissent et s'exprime pour contre balance ce qui se colporte à son égard comme rumeurs? j 'ignore qui vous êtes cher monsieur, mais vous ne faites que renforcer le doute que Bouteflika n'existe plus depuis bientôt cinq années. A force de jouer son prolongement et sa prothèse vous confirmez que l 'Algérie est le seul pays au monde à gérer sa politique sans président. Mais cela confirme aussi que si l'on peut se passer d'un président le système mafieux toujours est présent pour s'accaparer du pays: narguant ainsi la mémoire des chouhadas dont ils nous bassinent à chaque occasion, la politique internationale, et le jugement de l'histoire. Qui a cru que Pharaon et des personnes s'inspirant de son despotisme au point de se prendre pour un dieu allaient connaitre des fins désastreuses? la force et la puissance appartiennen