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Sellal boude les questions orales, Ould Khelifa s’attire les foudres de l’opposition !

الشروق أونلاين
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D.R
Mohamed Larbi Ould Khelifa, président de l'APN

L’absence des membres du gouvernement à la séance consacrée aux questions orales, en l’occurrence le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, contestée par l’opposition, met en difficulté le président de l’APN, Mohamed Larbi Ould Khelifa.

Dans ce sillage, le député de l’Alliance de l’Algérie verte (AAV), Nasser Hamdadouche a demandé au président de la chambre basse du parlement d’assumer ses responsabilités quant à la défense du pouvoir législatif et la préservation du contrôle parlementaire sur l’Exécutif garanti par la Constitution.

Dans une lettre adressée à Ould Khelifa ,dont une copie est parvenue à notre rédaction, Hamdadouche a énuméré ses motifs dont la non-réponse par le gouvernement à ses questions en vertu de l’article 133 de la Constitution, la non-programmation des propositions de lois faites par les députés, la non-installation de commissions d’enquêtes réclamées par les députés, la non-ouverture d’un débat général sur les questions nationales ainsi que les déclarations du ministre des Finances assurant que les dispositions incluses dans le projet de loi de finances (PLF 2016) ne seront pas révocables même avant sa promulgation…

Le député d’AAV avait posé jeudi dernier une question orale au premier ministre, Abdelmalek Sellal à laquelle il n’a pas répondue mais il a chargé le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, Tahar Khaoua de lire ses réponses. C’est ce que Hamdadouche n’a pu admettre.

Du point de vue de Hamdadouche, le fait de bouder délibérément les questions orales par les membres du gouvernement Sellal dans le cadre du contrôle parlementaire sur l’action du gouvernement constitue une violation des articles 135 et 159 de la Constitution.

Le parlementaire a par ailleurs incité Ould Khelifa à œuvrer en faveur de la consécration des pouvoirs de contrôle parlementaire sur l’action de l’Exécutif et mis en garde contre la poursuite de ces pratiques qui risquent d’induire à « la décomposition et à l’incapacité des institutions de l’Etat d’accomplir leurs missions constitutionnelles ».

« Cette attitude gouvernementale ne signifie-t-elle pas qu’il y a des ministres, responsables au dessus de la Constitution, de la loi et des institutions de l’Etat? », se demande-t-il, ajoutant que ce genre d’attitude « n’honore guère l’aspect démocratique et souverain de l’Etat conçu par les martyrs et les moudjahidine dans le Manifeste du 1er Novembre 1954 ». 

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