Sellal fixe la date de la tenue de la Tripartite
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal a arrêté la date de la tenue de la Tripartite, regroupant le Gouvernement, l’Ugta et le Patronat, prévue pour le 22 décembre prochain.
Pour ce faire, le Premier ministre a demandé des ministères concernés directement par la rencontre d’élaborer les dossiers ayant trait au sujet, tout en préavisant les partenaires sociaux et économiques concernés par ce rendez-vous.
Abdelmalek Sellal a ordonné à ses services d’élaborer de manière minutieuse les dossiers économiques et sociaux qui seront présentés lors de la rencontre de la Tripartite, dont les causes des retards accusés dans le lancement des projets du président de la République et les raisons majeures ayant entravé les milliers de projets inscrits dans le plan quinquennal du président 2010-2014, a-t-on appris d’une source gouvernementale.
Le Premier ministre a également mis l’accent sur la nécessité d’améliorer l’environnement de travail en faveur des entreprises algériennes publiques et privées.
Selon une source bien informée de l’Union générale des travailleurs algériens (Ugta), le Premier ministre favorise le principe de consultation au sujet des difficultés qui entravent les sociétés nationales (public/privée) d’un part, et d’offrir un climat de confiance mutuelle en mettant tenant informés les partenaires sociaux et économiques des préoccupations du gouvernement.
Il tient beaucoup à cette rencontre et au principe de consultation devant mener à l’amélioration de l’environnement de travail et faire face aux obstacles entravant les sociétés algériennes, à savoir notamment les banques, les douanes, l’immobilier industriel…etc.
La faible croissance économique qui ne dépassait pas les 3% au cours de ces dix dernières années sera évoquée ainsi que la réduction des capacités de réalisation nationale, sachant que l’Algérie avait investi pendant cette même période plus de 500 milliards de dollars.
En revanche, le Patronat critique ce qu’il qualifie d’hésitation du gouvernement d’appliquer des engagements envers le secteur entrepreneuriat, et notamment les mesures d’allègement de la bureaucratie qui a sensiblement affaibli les entreprises algériennes pendant cette dernière décennie.
De son côté, le gouvernement les accuse de ne pas œuvrer pour améliorer le principe de concurrence et l’accusant d’être la hausse vertigineuse de la facture d’importation qui a atteint la bagatelle de 60 milliards de dollars en 2011.