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Sellal: «Nous n’avons rien à cacher sur la maladie du Président»

الشروق أونلاين
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Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal a vivement critiqué dimanche les parties ayant réclamé le bulletin médical du président de la République et a affirmé que le gouvernement n’a à aucun moment caché la vérité aux Algériens en soulignant « il était impératif pour nous d’annoncer ce qui est de notre devoir d’annoncer ».

Et Sellal d’ajouter d’un air irrité: « Certains Présidents se soignent en France des semaines et des semaines sans que personne n’en parle». Le Premier ministre aurait peut-être fait allusion au roi marocain, Mohamed VI et le président mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz qui se soignaient en France depuis quelques jours.  Par ailleurs, Abdelmalek Sellal a affirmé que le gouvernement n’a pas caché la vérité sur la maladie de Bouteflika « …le gouvernement a besoin de l’avis du citoyen, c’est ce qui a nécessité de lui tenir informé. Nous sommes ici au service de l’intérêt général. La lutte contre la rumeur exige forcément de donner la “bonne information” », a-t-il soutenu.Semblant agacé à chaque fois qu’il évoque la question de la maladie du chef de l’Etat, qui préoccupe de plus en plus l’opinion publique tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, Abdelmalek Sellal après avoir juré lors de sa visite dans la wilaya de Laghouat que l’état de santé de Bouteflika allait mieux, s’était attaqué à ceux qui doutent de la crédibilité des communiqués émanant du Premier ministère, à cet égard, et croient à tout ce qui vient de l’autre rive de la méditerrané.S’exprimant lors du séminaire organisé par le ministère de la Communication sur la “communications institutionnelle”, Sellal a toutefois reconnu le manque de communication entre les institutions de l’Etat et le citoyen, qui s’était bien illustré dans la gestion de la maladie du président en confiant: « La plus grande problématique à laquelle sont confrontées aujourd’hui les institutions de l’Etat concerne la communication ». Et Sellal de poursuivre: « Toutes ces institutions, à l’exception de celles relevant de la Défense nationale qui est tenue par le secret défense, sont appelées à consacrer la communication ».Dans le même sillage, le Premier ministre a jugé qu’il était impératif de fournir au citoyen la « bonne information au bon moment » pour lutter contre la rumeur.Le Premier ministre rappelle la nécessité de « mettre un terme à la confidentialité inutile » et qui « continue d’alimenter les doutes du citoyen… ».« Le problème (communication) concerne les institutions elles-mêmes et leurs premiers responsables », a-t-il dit.Bien que les institutions de l’Etat soient toutes dotées d’importants moyens matériels et humains et des cellules de communication, ces dernières ont failli à leur mission d’où il est utile de s’interroger sur l’utilité de débourser davantage d’argent.Sellal a estimé que le journaliste était « le trait d’union entre les institutions de l’Etat et le citoyen » et le « reflet de la société ».Dans le même contexte, Sellal est revenu sur le comportement des institutions avec la société virtuelle sachant que ces dernières « ne disposent toujours pas d’un système spécifique pour interagir avec les réseaux sociaux qui véhiculent aussi bien l’information fondée que la rumeur ».

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