Sellal ordonne la réduction des missions à l’étranger
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal a instruit les membres de son gouvernement à relever l’état d’alerte et à imposer une rigueur dans la gestion des ressources financières allouées aux administrations, institutions et établissements publics de sorte que les dépenses de gestions soient réduites de 4%.
« Dans le cadre de la rationalisation des dépenses publiques (…), je vous instruis de veiller personnellement à l’effet d’attirer l’attention des gestionnaires des administrations, organismes et établissements publics sous votre tutelle à faire preuve de plus de rigueur dans la gestion des ressources financières qui leur sont allouées. Ces ressources doivent être orientées exclusivement aux dépenses incompressibles afin d’assurer les missions dont elles sont investies et ne doivent en aucun cas être affectées à des dépenses superflues », a indiqué Sellal dans son instruction datée du 10 septembre, citée par l’APS.
« Les administrations et organismes publics sont tenus ainsi de diminuer de 4% leurs dépenses de fonctionnement et de 20% les prestations téléphoniques et achat de fournitures alors que les cadeaux de fin d’année sont à prohiber », a ajouté le chef de l’Exécutif, expliquant que ces réductions étaient « une nécessité fondamentale ».
Pour lui, cette démarche nécessite un audit et un contrôle précis sur ces actes de gestion en matière de dépenses afin de moraliser l’action publique.
D’après le premier ministre, les organismes chargés du contrôle de la dépense publique seront tenus responsables de toute complicité ou défaillance, ajoutant que des sanctions administratives seraient prises à l’encontre de tout responsable défaillant.
Sellal a demandé, dans le cadre de la « stricte »mise en œuvre de ces dispositions, de gérer de manière « rigoureuse et efficiente » les missions à l’étranger en limitant, notamment leurs nombre et durée.
L’instruction du premier ministre coïncide avec l’adoption par le gouvernement du projet de loi de finances 2016, qui propose la hausse de la TVA autour de 17% pour toute consommation électrique supérieure à 125 KWH, la consommation de l’eau ainsi que celle du carburant.