Sidi Saïd excédé par la grève
La grève observée par les enseignants et les praticiens de la santé publique excède le patron de la centrale syndicale, Abdelmadjid Sidi Saïd.
-
En s’exprimant, ce lundi 1er mars, sur les ondes de la radio nationale, le chef des cols bleus s’est montré critique envers les initiateurs du mouvement de débrayage persistant observé par les travailleurs de l’éducation et ceux de la santé. Sidi Saïd qui favorise ” le dialogue” considère cette option comme étant ” l’unique voie pouvant aboutir sur une solution efficace et finale des problèmes socio professionnels des travailleurs ainsi que le renforcement des acquis syndicaux”. Le secrétaire général de l’UGTA affiche sa “préférence” au dialogue qui demeure selon lui “la méthode de convaincre”, réfutant ” la manière revendicative”. Sidi Saïd cloue au pilori les syndicats autonomes qui auraient, selon ses déclarations ” banalisé la valeur de la grève et du mouvement syndical en Algérie”. Cet enieme manque de solidarité intersyndical démontre aussi la position peu enviable dont laquelle se retrouve “la maison Benhamouda” que l’on tente de déposséder du dossier des œuvres sociales par leur “démonopolisation”, un véritable nœud gordien. Ce magnifique crêpage de cheveux tourne beaucoup plus autour de leadership de représentativité syndicale. Ainsi que de la question de reconnaissance des syndicats autonomes comme partenaire social aux cotés de l’UGTA à qui le président de la république avait tacitement donner le rôle de seul et unique représentant des travailleurs via la tripartite à laquelle n’ont pas été conviés les syndicats autonomes. Bouteflika n’a pas hésité de réitérer son “choix” qu’il a confirmé dans sa lettre lue à la veille du double anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures et celui de la naissance de l’UGTA. Une position qui a toujours déplu aux autres syndicats tirant leur légitimité des lois sur la pluralité syndicale dont ils sont privés. Cette stratégique bataille rangée que se livrent, depuis, les uns et les autres avec une prise d’otages, le citoyen, en l’occurrence, augure aussi de l’importance de la gigantesque masse salariale dont jouissent les œuvres sociales que gère l’UGTA et que ne cessent de revendiquer les autres syndicats. Ces derniers, qui s’essoufflent financièrement, éprouvent un besoin vital en “nerf de la guerre” leur permettant d’asseoir un “potentat” sur le monde du travail mené, jusque-là, et de main de maître par l’UGTA qui n’entend pas céder un iota