Syrie: 10 civils tués, Assad annonce la fin de la répression
Le président syrien Bachar al-Assad a affirmé mercredi au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon que les opérations militaires contre les opposants avaient “cessé” dans son pays, où la contestation est entrée dans son sixième mois.
Plus tôt, M. Assad avait affirmé que son pays “resterait fort” face aux pressions de la communauté internationale pour la fin des violences qui ont fait encore 10 morts mercredi dans la population, selon des militants.
Lors d’une conversation téléphonique avec M. Ban qui exigeait que “toutes les opérations militaires et arrestations de masse cessent immédiatement” en Syrie, le président Assad a assuré que les “opérations militaires et policières avaient cessé”, a déclaré le porte-parole adjoint de l’ONU Farhan Haq dans un communiqué.
M. Assad a d’autre part souligné la nécessité de faire participer “les différentes sections de la société” au processus de réformes qui selon lui “ont été introduites non pas à la demande de la communauté internationale mais parce que les Syriens étaient convaincus de leur nécessité”, selon l’agence officielle Sana.
Selon Sana, les participants à la réunion ont estimé que cela n’était “pas possible sans le rétablissement de la sécurité” en Syrie.
Le président Assad a promis le 20 juin des réformes susceptibles de mettre fin à l’hégémonie de son parti et promulgué le 4 août un décret autorisant le multipartisme.
Les pressions internationales se sont encore accrues mercredi sur le régime syrien, les pays européens, les Etats-Unis et certains pays arabes ayant demandé la convocation lundi prochain d’une session extraordinaire du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, une procédure peu fréquente, sur la situation en Syrie.
Mercredi, neuf civils ont été tués à Homs (centre) et les services de sécurité ont arrêté une centaine de personnes dans la ville et dans sa région notamment dans les villages autour de Houlé, selon des habitants et l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).