Syrie : la Ligue arabe proposera la tenue d'élections en 2014
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, qui doit se rendre mercredi à Damas, proposera au président syrien Bachar al-Assad d'arrêter la répression et d'organiser un scrutin présidentiel dans trois ans.
Al-Arabi, chargé par les ministres arabes des Affaires étrangères de transmettre cette proposition de 13 points, demandera également à al-Assad la libération de prisonniers politiques et la compensation de ceux qui ont été lésés au cours du mouvement de contestation qui dure depuis six mois. La proposition, approuvée lors d’une réunion en août au Caire des ministres des Affaires étrangères de la Ligue, appelle à la “tenue d’élections présidentielles pluralistes ouvertes à tous les candidats éligibles en 2014″, soit à la fin du mandat d’al-Assad, qui a accédé au pouvoir à la mort de son père Hafez en 2000. Le texte demande également un “arrêt immédiat” de la répression des manifestations hostiles au pouvoir tenu par la minorité alaouite pour “éviter un conflit confessionnel en Syrie ou un motif pour une intervention étrangère”. Il appelle aussi à “une déclaration de principes claire de la part de Bachar Al-Assad qui préciserait les engagements de réformes qu’il avait pris dans des discours précédents”. Al-Assad doit en outre “entamer des contacts sérieux avec les représentants de l’opposition syrienne” et exprimer son “engagement à une transition vers un gouvernement pluraliste”, insiste le document. Le président syrien doit également “séparer l’armée de la vie politique et civile”. Réunis fin août au Caire, les ministres des Affaires étrangères arabes avaient appelé la Syrie à “mettre fin à l’effusion de sang et à suivre la voie de la raison avant qu’il ne soit trop tard”, en exprimant leur “inquiétude face aux développements graves sur la scène syrienne qui ont fait des milliers de victimes et de blessés”. Selon l’ONU, les violences en Syrie ont fait au moins 2.200 morts depuis le début des manifestations à la mi-mars, en majorité des civils. Le régime soutient en revanche qu’il se bat contre “des bandes terroristes armées”.