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Traitement du dossier des « harraga»: l’amendement du code maritime nécessaire !

Traitement du dossier des « harraga»: l’amendement du code maritime nécessaire !

Des juristes ont appelé hier les autorités à mettre un terme au vide juridique concernant le dossier des « harraga». Selon eux, il n’existe pas de texte de loi explicite sur la façon de gérer les cas des jeunes interpelés pour tentative d’émigration clandestine, alors que d’autres estiment qu’il est scandaleux de criminaliser ce phénomène.

  • Un des avocats a qualifié de “réel embarras” le comportement des hommes de loi envers les « harraga» arrêtés. Il intervenait lors de la journée nationale  – consacrée au sujet- qui a été organisée, par le syndicat des avocats de la wilaya de Tlemcen, à maison de la culture de la wilaya.
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  • Devant un parterre de parlementaires et d’hommes de loi, Maître Charef Abdelmalek, a déclaré que ce nouveau phénomène est traité juridiquement en se référant au code maritime de 1976, qui ne contient aucun article qui cite clairement l’émigration collective par mer.
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  • Seul l’article 545 de ce code en parle, en soulignant l’incrimination «de toute personne qui s’introduit frauduleusement sur un navire avec l’intention de faire une traversée et tout membre de l’équipage ou tout employé qui favorisé l’embarquement ou le débarquement d’un passager clandestin, l’a dissimulé ou lui a fourni des vivres».
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  • Selon notre interlocuteur, il y aurait une connivence entre les politiques et les juristes sur les moyens de traiter le dossier des «harraga» arrêtés ou ceux qui ont échoué dans leur tentative de rejoindre l’autre rive, alors que tous savent en leur fort intérieur que ces moyens sont inadéquats.
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  • Il ajoute que la nouvelle loi sur le séjour des étrangers en Algérie comprend l’incrimination des entreprises et des réseaux qui activent dans le domaine de l’émigration clandestine, en particulier les immigrants qui affluent des pays du Sahel africain, sauf que la loi  en question n’inclut pas l’immigration collective via la mer des jeunes algériens. L’intervenant a appelé à la nécessité d’apporter des amendements au code maritime pour combler le vide juridique.
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  • Maître Rahal Mohamed Seghir a, pour sa part, présenté ce qui ressemble fort à un plaidoyer en faveur des jeunes «harraga» en qualifiant leur arrestation de «scandale» et indique que ce phénomène a besoin d’une politique pour y mettre un frein et non de mesures répressives car cet émigrant clandestin est une victime et non un accusé puisque la Constitution stipule que tout citoyen algérien a droit à une vie digne.   
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  • De son coté, Mohamed Benhammou, avocat et parlementaire, a appelé les responsables qui ont échoué dans les politiques d’embauche et de développement et  « ceux que ne contrarie pas la mort des jeunes en mer », à démissionner et laisser le champ libre aux cadres qui désirent travailler. Il a également souligné que les chiffres indiqués, relatifs aux postes de travail, sont erronés et considéré qu’obtenir un emploi à un jeune à 3000 dinars mensuellement est une duperie, car, dit-il, qui veut affronter le phénomène de l’émigration clandestine doit procurer au jeune un salaire mensuel d’au moins 20 mille dinars.
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  • Il est à signaler que les recommandations de cette journée d’étude seront présentées aux autorités qui seront sollicitées pour combler le vide juridique constaté et pour revenir à une politique de planification  pour adapter la croissance économique à la croissance démographique.
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