Français

Un Algérien témoigne: « Kadhafi m’a emprisonné et torturé »

الشروق أونلاين
  • 1503
  • 0

Un homme d’affaires algérien établi en Libye, qui a disparu depuis des années durant, est revenu dans sa ville natale à Souk Naâmane dans la wilaya d’Oum El Bouaghi, après avoir été privé de tous ses biens.

Le ressortissant algérien, qui jadis était fortuné, aurait été privé de ses biens en Libye, et tente de se rapprocher des autorités algériennes, dans l’espoir de récupérer un peu de toute sa richesse perdue en Libye.

Mustapha Dib, né en 1964, à Souk Naâmane dans la wilaya d’Oum El Bouaghi, est commerçant de renommé qui a travaillé dans plusieurs pays, à l’image de la Turquie, le Liban, la Syrie, la Jordanie, la Roumanie, La Hongrie, la Bulgarie avant de s’installer définitivement en Libye, sous le règne du colonel Mouammar Kadhafi, le 6 août 1986.

Marié en1995 à une Libyenne, issue d’une famille riche, Mustapha Dib a pu se faire une grande fortune, où son commerce lui apporte de bénéfices considérables d’une année à l’autre.

Ayant une fortune qui s’accroît notablement, l’homme d’affaires algérien est devenu l’un des plus fortunés du nord du pays.

Mustapha Dib a choisi de s’installer avec sa petite famille à Yefren, distante de 144 km de la capitale Tripoli. Mais au début de la tragédie qui a secoué l’Algérie, son foyer est devenu un refuge au profit de nombreux Algériens ayant fui le pays, dont il se souvient à ce jour de sept docteurs originaires de la wilaya de Batna, et trois familles de Tipasa à qui il a offert le gite et le couvert.

Accusé d’avoir accueilli chez lui des groupes indésirables, ce ressortissant algérien a été incarcéré et a subi toutes formes de torture.

Il aurait même été accusé, par les commissions révolutionnaires libyennes, d’espionnage pour l’Algérie, lesquelles ne lui ont même pas laissé s’expliquer et se défendre.

Mustapha Did a dû son salut, à son chauffeur de bus, originaire d’El Bayadh qui a alerté sa famille de son incarcération dans les geôles libyennes depuis quatre ans.

Etant alertée, sa famille a vite pris contact avec les autorités algériennes, dont la présidence de la République, qui a promis d’intervenir pour libérer le prisonnier après la visite effectuée par Bouteflika en Libye, le 23 juillet 2003.

Quant aux années passées derrière les barreaux, Mustapha Dib a dit avoir subi de formes les plus effrayantes de torture, où il a aussi subi d’innombrables coups de fouet.

Les Libyens n’ont pas seulement privé Mustapha de ses droits, de ses biens mais ils lui ont volé tout document montrant son identité et son appartenance.

Cet homme, qui était jadis fortuné, revient au pays, après l’intervention des autorités algériennes, laissant derrière lui une forte richesse confisquée par les révolutionnaires libyens.

مقالات ذات صلة