Un détenu tunisien entame une grève de la faim
Un ancien prisonnier islamiste observe une grève de la faim depuis le 2 octobre dernier pour réclamer des soins et un passeport, a indiqué mercredi à l'AFP sa famille et son avocate. Les autorités tunisiennes ont démenti mercredi tout refus de soins et indiqué que l'ancien prisonnier ne pouvait quitter le territoire tunisien en raison des modalités de sa libération conditionnelle.
- Abdelatif Bouhjila, 34 ans, est entré lundi dernier en grève sauvage, cessant de s’alimenter, de boire et de prendre du sucre, “pour protester contre l’absence de réponse des autorités à ses doléances légitimes”, a indiqué l’AFP son ancienne avocate Radia Nasraoui.
Son père Abdelmagid a expliqué que depuis qu’il a été libéré il y a un an, Abdelatif “n’arrive pas à se faire soigner malgré des visites répétées” à un hôpital public de Tunis.
Selon une source officielle, “il est suivi à l’hôpital +La Rabta+ depuis 2002, date à laquelle il a été opéré, et depuis lors, y compris après sa libération conditionnelle en 2007, il a été régulièrement pris en charge et convenablement soigné dans divers services du même hôpital”.
Abdelatif, atteint d’affections cardiaques et rénales et souffrant d’un handicap à la jambe, a demandé en vain un passeport pour se faire soigner à l’étranger, selon son père et son avocate.
Les autorités affirment pour leur part que “l’interessé a été informé qu’il ne pouvait quitter le territoire tunisien avant que sa libération n’acquière un caractère définitif”