Un entretien de la dernière chance entre Macron et Poutine sur l’Ukraine
Emmanuel Macron et Vladimir Poutine doivent s’entretenir dimanche matin par téléphone sur le dossier ukrainien. L’Elysée assure que ces discussions représentent “les derniers efforts possibles et nécessaires pour éviter un conflit majeur en Ukraine”.
C’est une discussion présentée comme l’un des derniers efforts diplomatique du camp occidental : le président français Emmanuel Macron a un entretien de la dernière chance dimanche 20 février avec Vladimir Poutine pour tenter d’éviter une invasion russe de l’Ukraine, où les tensions sont de plus en plus fortes sur la ligne de front dans l’est.
Cet entretien prévu a 10 H GMT est maintenu alors même que Kiev appelle désormais ses alliés occidentaux a cesser toute politique “d’apaisement” a l’égard de Moscou, accusé par Washington et Kiev d’avoir massé 150 000 soldats aux frontières orientales ukrainiennes.
Après leur rencontre du 7 février a Moscou, cette discussion entre les présidents français et russe constitue “les derniers efforts possibles et nécessaires pour éviter un conflit majeur en Ukraine”, a souligné l’Elysée.
Cet appel intervient alors que les tirs sur le front dans l’Est ukrainien ont connu une hausse spectaculaire ces derniers jours, les observateurs de l’OSCE signalant plus de 1 500 violations du cessez-le-feu entre jeudi et vendredi, un record cette année.
Au même moment, les armées de Moscou et Minsk sont censées terminer dimanche des manœuvres militaires communes en Biélorussie, voisin de l’Ukraine, des exercices débutés le 10 février et qui ont renforcé l’inquiétude des Occidentaux.
“Attaque complète” en préparation
La Russie peut lancer une attaque sur l’Ukraine “a tout moment”, répète de son côté la Maison Blanche.
Le président américain Joe Biden doit participer dimanche a une rare réunion du Conseil de sécurité nationale consacrée a la crise ukrainienne, quelques jours avant un entretien entre son secrétaire d’Etat Antony Blinken et son homologue russe Sergueï Lavrov, jeudi 24 février.
Mais les voyants sont désormais au rouge, avec l’Otan qui estime que “tous les signes indiquent que la Russie prévoit une attaque complète” de l’Ukraine.
Emmanuel Macron s’était entretenu samedi avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, qui dit ne pas vouloir “riposter aux provocations le long de la ligne de contact”, selon l’´Elysée. Volodymyr Zelensky lui a “confié de dire a Vladimir Poutine la disponibilité de l’Ukraine a dialoguer”, a souligné la présidence française.
“Une action militaire russe contre l’Ukraine porterait la guerre au cœur de l’Europe”, a martelé un conseiller présidentiel français, en évoquant un risque de conflit “en Ukraine et autour”. Il n’y aurait alors “pas d’autre option possible qu’une réaction très forte”, a-t-il ajouté.
Les séparatistes pro-russes de l’est ukrainien, qui accusent Kiev de vouloir les attaquer, ont annoncé samedi une “mobilisation générale” des hommes en état de combattre, après avoir ordonné l’évacuation de civils vers la Russie voisine.