Un rapport américain tacle l’Algérie sur la situation des chrétiens
Un rapport publié par l’Organisation non-gouvernementale «Portes ouvertes» (en français, ndlr), basée aux Etats-Unis, pour la défense des chrétiens persécutés dans le monde, affirme que la situation de ces chrétiens dans un certain nombre de pays des cinq continents, dont l’Algérie, n’est pas optimiste.
Et partant donc, l’Algérie serait un pays où l’on “persécute” les chrétiens, d’après ce rapport, un de plus, qui s’immisce dans les affaires intérieures de notre pays.
L’Algérie a été placée au 37e rang, sur 50 pays, dans la zone des pays où la persécution est jugée relative.
Dans le Maghreb, la Libye occupe la 10e place, dans la zone rouge où la persécution des chrétiens est forte, toujours selon le classement de cette ONG. La Tunisie a été classée 32e et l’Egypte, où il y a de nombreux coptes, 22e, mais le Maroc n’y figure pas.
Par contre, le pays le plus dangereux pour les chrétiens est la Corée du Nord, suivie de l’Irak, de l’Erythrée, de l’Afghanistan et de la Syrie.
Les rédacteurs de ce rapport ont noté que l’Algérie est «le théâtre de mouvements islamistes terroristes». Et que «la loi interdit les réunions à caractère religieux pour les non-musulmans», ainsi que «les convertis au christianisme subissent la violence au sein de leurs familles et sont maltraités par leurs voisins».
L’ONG considère que la principale source de persécution est «l’islamisme extrémiste». Pourtant de par notre Constitution, les lois en vigueur garantissent la liberté de culte mais, d’après cette ONG cela ne suffit pas.
Le département d’Etat estime qu’en Algérie les juifs et les chrétiens «rasent les murs» de crainte d’être agressés verbalement et éviter d’éventuels problèmes d’ordre juridique et social.
Mais dans les faits, pour sa part, le gouvernement défend le statut des non-musulmans en Algérie, où le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamad Aïssa a déclaré que le projet de la nouvelle Constitution, comme l’ancienne d’ailleurs, protège la liberté de croyance et garantit les droits des 400 000 chrétiens d’Algérie. Ce dernier a même affirmé qu’il est le ministre de toutes les religions et qu’il n’est pas seulement le ministre de la religion musulmane.