Union pour la Méditerranée / Président Bouteflika : « Le Bassin Méditerranéen doit nous unir et non nous désunir »
Le Président de la République Abdellaziz Bouteflika
Le Président de la République Abdellaziz Bouteflika a, dans une interview accordée à l’APS, jeté la lumière sur les zones d’ombre qui avaient retardé la confirmation de la présence de la partie Algérienne au sommet fondateur de l’Union pour la Méditerranée qui s’est tenu Dimanche 13 Juillet à Paris avec la participation de 43 chefs d’Etat du pourtour Méditerranéen.
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Le chef de l’état a affirmé que l’initiative Française pour la création de cette Union qui date de Juillet 2007, visait à fonder une Union pour la Méditerranée calquée sur le modèle de l’Union Européenne incluant tous les pays des 2 rives du bassin Méditerranéen.
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Le projet, dira-t-il, a été avalisé par le conseil Européen le 13 Mars 2008 après un accord sur la question entre la France et l’Allemagne qui a finalement apportée son appui au projet de l’UPM après quelques tergiversations de la part de Berlin.
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Le Président Abdellaziz Bouteflika a exprimé le souhait pour que l’UPM devienne un espace de concertation, de dialogue, de paix et de coopération multiforme entre les pays signataires qui doivent être, a-t-il souligné, des partenaires agissant sur le même pied d’égalité loin de toute discrimination ou d’égoïsme afin de faire de cette Union un modèle de paix, de sécurité et de développement tous azimuts.
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Le projet de la déclaration finale soumis aux Chefs d’Etat et de gouvernement pour adoption lors du sommet fondateur de l’Union pour la Méditerranée reprend les mêmes objectifs contenus dans le processus de Barcelone.
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Le texte souligne que les pays membres de l’Union pour la Méditerranée s’engagent à “réaliser la paix dans la région en coopérant dans la lutte contre le terrorisme et en faisant face aux nombreux défis notamment économiques en luttant contre la pauvreté et en adoptant une politique de défense de l’environnement pour réduire les effets des changements climatiques”. -
“Les participants, indique le texte, soulignent leur volonté de renforcer la pratique démocratique et le pluralisme politique, défendre les droits de l’homme et encourager la participation à la vie politique”.
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“Les objectifs politiques, dont principalement la recherche de la paix, la sécurité et la stabilité en Méditerranée, exprimés dans la déclaration de Barcelone, demeurent valables”, note encore le texte. -
Les structures du processus de Barcelone à savoir les réunions sectorielles périodiques, le comité euro-méditerranéen et celui des experts restent également en vigueur. -
Le projet prévoit la tenue de sommets tous les deux ans sanctionnés par une déclaration politique et qui décideront des projets concrets à réaliser. -