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Université : record taux d’échec

الشروق أونلاين
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Des organisations estudiantines accusent les enseignants d’être à l’origine du recalage collectifs des étudiants. Cet « échec » collectif au niveau de plusieurs universités du pays a été à l’origine du retard enregistré dans l’entame des cours.

 

En effet, beaucoup d’étudiants boycottent leurs cours en signe de protestation contre le recalage. Pour leur part, les administrations des universités refusent le « rachat » des étudiants pour préserver la « réputation » et le « niveau » de leurs universités. « La non reprise des cours par les étudiants du système LMD (Licence, Master et Doctorat) au niveau de la faculté des sciences économiques d’Alger est inacceptable. Les étudiants demandent de réduire les moyennes de passage est cela est anormal. L’administration a déjà baissé la moyenne de passage à 08/20 alors que le règlement du système LMD stipule que la moyenne de passage dans ce système est de 10/20 au minimum », a indiqué à Echorouk le doyen de la faculté des sciences économiques d’Alger, M. Messaoud Medjitna. Cette faculté a enregistré un taux très élevé d’échec chez les étudiants. Selon le même responsable, l’université a esté en justice les étudiants qui ont empêché la reprise des cours qui devait avoir lieu depuis deux mois.

 La situation n’est pas différente à la faculté de droit de Ben Aknoun (Alger) où le taux d’échec va de 20 à 42 %. Le taux le plus élevé étant enregistré chez les étudiants en troisième année. Dans une déclaration à Echorouk, le doyen de cette faculté, M. Ahmia Slimane a indiqué que les étudiants qui ont des notes éliminatoires dans quatre modules ne peuvent en cas passer au palier supérieur pour préserver le niveau de la faculté. Pour sa part la faculté des sciences humaines et sociales (Université d’Alger II), a enregistré le taux d’échec le plus élevé. En effet, le taux des étudiants recalés est de 82 % chez les étudiants en langues étrangers. Interrogé par Echorouk sur le taux d’échec au niveau des universités, le président de l’Union nationale des étudiants algériens (UNEA), a indiqué que la situation est « catastrophique » au niveau des universités d’Alger I, II et III. Pour sa part, l’Union générale des étudiants libres (UGEL) estime que les universités exigent des moyennes de passage différentes, ce qui rend difficile l’évaluation des étudiants. 

 

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