Volées dans les dépôts d’armes libyens, 157 armes de différents types saisies
Les forces de sécurité combinées poursuivent les réseaux de trafic d’armes après que ces derniers eurent tenté d’introduire 157 armes et une importante quantité de munitions de la région Adjila en Algérie. Cette quantité importante d’armes qui a été saisie, était destinée aux organisations terroristes. Après la vérification de ces armes, il s’est avéré qu’elles sont fabriquées en Europe, notamment en France et au Royaume-Uni.
Une source sécuritaire bien informée a indiqué à Echorouk que la quasi-totalité des armes saisies a été volée des casernes et des dépôts d’armes de l’armée libyenne dans la région Est de la Libye. La vérification de ces armes, a permis de dire qu’elles sont fabriquées en Europe notamment en France et au Royaume-Uni. Leurs numéros de séries indiquent en outre qu’elles ont été fabriquées en 2008, 2009 et 2010. Notre source nous a expliqué par ailleurs que ces armes ont été acheminées de la région Adjila (Est de la Libye) vers le sud de ce pays avant d’être introduites clandestinement sur le territoire algérien. Cet arsenal était destiné aux terroristes du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) qui porte aussi le nom d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Sur un autre plan, des rapports sécuritaires mettent en garde contre les barons de trafic d’armes et de munitions. Cette mise en garde intervient au lendemain de la disparition d’importantes quantités d’armes et de munitions des dépôts d’armes et des casernes libyens. Soulignons, dans le même contexte que l’Armée nationale populaire (ANP) et les Gardes frontaliers ont saisi pas moins de 400 pièces d’armes en l’espace de cinq mois seulement. Il s’agit notamment de pistolets automatiques, de Kalachnikov, de lance-missiles de type RPG, des fusils de chasse et des explosifs. Rappelons enfin que l’Algérie a déjà mis en garde contre l’aggravation du trafic d’armes dans la région du Sahel. En effet, elle a déploré que la crise en Libye profite aux terroristes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique qui se seraient procurés différents types d’armes. « Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) profite du conflit libyen pour se procurer des armes, dont des missiles sol-air, et les acheminer clandestinement vers son bastion du nord du Mali », avait déclaré il y quelques mois un responsable des services de sécurité algériens.