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Yémen: M. Saleh obtient l'immunité, feu vert au candidat à sa succession

الشروق أونلاين
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Le Parlement yéménite a accordé samedi l'immunité au président Ali Abdallah Saleh et entériné la candidature du vice-président Abd Rabbo Mansour Hadi à l'élection présidentielle, prévue dans un mois dans ce pays secoué depuis un an par des troubles ayant fait des centaines de morts.

Un voyage devant conduire le chef de l’Etat à New York pour “des soins” a  par ailleurs été annoncé samedi à l’AFP par un haut responsable du parti  présidentiel, le Congrès populaire général (CPG), Sultan al-Barakani.Le Parlement a voté dans la matinée un projet de loi sur l’immunité que le  gouvernement, dirigé par l’opposition, avait dû amender cette semaine après le  rejet d’une version initiale, vivement contestée par le rue et des ONG.

En vertu de la nouvelle loi, M. Saleh, au pouvoir depuis 33 ans et accusé  de corruption et de népotisme, se voit accorder “l’immunité totale contre toute  poursuite légale ou judiciaire”.Ses collaborateurs dans les domaines “civil, militaire et sécuritaire”  bénéficieront de l’immunité “pour les actes politiquement motivés, accomplis  dans l’exercice de leurs fonctions officielles”. En revanche, l’immunité “ne  s’applique pas aux actes terroristes”, selon le texte.

La version initiale, soumise à la Chambre le 8 janvier, stipulait que M.  Saleh et ses collaborateurs “bénéficient d’une immunité empêchant toute  poursuite judiciaire”.

Cette version avait été critiquée par les jeunes protestataires qui  réclament la comparution en justice du président et de ses collaborateurs pour  la répression de leur mouvement de contestation, qui a fait des centaines de  morts depuis janvier 2011.

M. Saleh et ses proches, qui bénéficient de l’immunité, devront être  “empêchés d’accéder à des fonctions officielles”, a estimé la militante  yéménite Tawakkol Karman, colauréate du prix Nobel de la paix 2011, dans des  déclarations publiées à Sanaa où elle est rentrée jeudi.

Un accord sur une transition politique conclu le 23 novembre à Ryad prévoit  le départ du président Saleh du pouvoir en échange de l’immunité pour lui-même  et ses proches, au terme du scrutin du 21 février auquel M. Hadi sera le seul  candidat pour un mandat intérimaire de deux ans.

Samedi, le Parlement a entériné la candidature à la présidentielle de cet  homme de consensus, en charge des affaires du pays depuis la signature de  l’accord de Ryad, qui a réduit les fonctions de M. Saleh à un statut  protocolaire.

 

 

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