Yémen : troubles à Taëz et Sanaa
Un civil a été tué mardi par un obus qui a frappé un bus à Taëz, portant à 34 le nombre de morts depuis une semaine au cours de violences dans cette ville, dont l'opposition a rendu le président yéménite Ali Abdallah Saleh responsable. Les troupes fidèles à M. Saleh s'opposent à des hommes armés des tribus qui protègent les manifestants de l'opposition.
A Sanaa, de brefs affrontements ont opposé dans la nuit de lundi à mardi des combattants tribaux ralliés au mouvement de contestation à des miliciens fidèles au président Saleh, sans faire de victime, selon des témoins. Ces violences interviennent malgré l’annonce dimanche de la formation d’une commission militaire censée rétablir l’ordre dans le pays, conformément à l’accord de transfert du pouvoir. Cette commission a pour mission de restructurer les forces de sécurité, contrôlées en partie par des proches du président Saleh, et de retirer les armes des rues. En dépit de cet accord, l’agence officielle Saba a annoncé mardi l’arrestation à Taëz de 110 officiers et soldats de la 1re division blindée, dont le commandant, le général Ali Mohsen Al-Ahmar, a fait défection en mars.