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Yémen : troubles à Taëz et Sanaa

الشروق أونلاين
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Un civil a été tué mardi par un obus qui a frappé un bus à Taëz, portant à 34 le nombre de morts depuis une semaine au cours de violences dans cette ville, dont l'opposition a rendu le président yéménite Ali Abdallah Saleh responsable. Les troupes fidèles à M. Saleh s'opposent à des hommes armés des tribus qui protègent les manifestants de l'opposition.

Dans une déclaration mardi, le porte-parole du Forum commun, coalition des partis de l’opposition parlementaire, Mohamed Qahtane, a accusé ‘le président et ses fils’ d’être à l’origine de la violence à Taëz ‘dans une tentative de brouiller les cartes’. Conformément à l’accord sur le transfert pacifique du pouvoir signé le 23 novembre à Ryad, M. Saleh doit quitter le pouvoir fin février. Le fils aîné du chef de l’Etat, Ahmed, est le commandant de la garde républicaine, unité d’élite à la pointe des combats contre les contestataires. Selon des sources de l’opposition, les ambassadeurs de plusieurs pays du Golfe et de pays occidentaux qui ont suivi de près la signature de l’accord pour le transfert du pouvoir ont demandé à se rendre à Taëz.

A Sanaa, de brefs affrontements ont opposé dans la nuit de lundi à mardi des combattants tribaux ralliés au mouvement de contestation à des miliciens fidèles au président Saleh, sans faire de victime, selon des témoins. Ces violences interviennent malgré l’annonce dimanche de la formation d’une commission militaire censée rétablir l’ordre dans le pays, conformément à l’accord de transfert du pouvoir. Cette commission a pour mission de restructurer les forces de sécurité, contrôlées en partie par des proches du président Saleh, et de retirer les armes des rues. En dépit de cet accord, l’agence officielle Saba a annoncé mardi l’arrestation à Taëz de 110 officiers et soldats de la 1re division blindée, dont le commandant, le général Ali Mohsen Al-Ahmar, a fait défection en mars.

 

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