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Zoom sur le comportement des soignants des hôpitaux publics, à qui la faute?

Echoroukonline
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Caricaturiste Fateh Bara

Se rendre à l’hôpital rime souvent avec calvaire pour beaucoup d’entre nous, au delà de la maladie et des inquiétudes, le comportement du personnel hospitalier et la négligence y contribuent tout particulièrement…Si l’infirmière était autrefois appelée la colombe blanche ; douce, protectrice et à la disposition du patient, elle s’est transformée aujourd’hui en une boulle de nerfs, désagréable qui manque d’amabilité envers les malades et leurs familles.

Cette question prend de plus en plus d’ampleur dans notre société et fait débat sur les réseaux sociaux, entrainant les gens à en faire un sujet de fond et à se questionner sur les causes de ce fléau… Alors pourquoi les infirmiers et infirmières ont-ils ce comportement là? Pourquoi autant d’agressivité et de manque de considération envers les soignés? Les internautes sont unanimes, ils préfèrent supporter les conditions déplorables dans lesquelles sont internés les malades que les agissements du personnel qui manque cruellement de professionnalisme.

Souvent, le sujet inspire les caricaturistes, qui font des comparaisons entre les infirmières des cliniques privées et celles des établissements hospitaliers publics.

Celle du secteur privé  serait, à leurs yeux, la fiancée qui donne la meilleure image d’elle-même pour se faire aimée. Pour ce qui est de l’infirmière exerçant dans le secteur public, les caricaturistes  la considèrent comme étant une vielle femme aigrie ou divorcée.

Même si ces images divertissent les Algériens, elles ne sont malheureusement pas loin de la réalité que nous vivons et décrivent quelque peu, ce qu’endurent ceux qui doivent se soigner.

Nous ne serions pas justes si nous généralisions et mettions tout le monde dans le même sac, ou si nous n’avions pas donné la parole à quelques  infirmières pour s’exprimer sur cette question qui les concerne et soulève grand nombre de questionnements… Certaines nous ont alors confié qu’elles payaient les erreurs de leurs consœurs ou confrères, parfois elles sont même victimes d’harcèlements et de violences verbales ou physiques, d’autres n’ont pas nié que certaines de leurs collègues dépassaient en effet les limites dans leurs comportements avec leurs patients et patientes, mais selon elles, cela n’excuse pas l’attitude qu’adopte quelques accompagnateurs :  «On subit également des insultes et des dépassements quotidiennement de toutes parts, même des malades alités. Certaines personnes ne respectent pas les règles et le règlement intérieur de l’hôpital, et lorsque nous les empêchons de franchir certaines lignes, elles pensent que l’infirmière est “diabolique”, nous préférons appliquer la loi plutôt que d’être sanctionnées par nos responsables…Je ne peux en aucun cas être une bonne infirmière au détriment de ce que dicte la loi ou de mes obligations lorsque j’exerce mes fonctions, j’avoue que dans certains cas, nous faisons des exceptions et des faveurs à certains mais lorsqu’on est recadré, on se retrouve seule face à la hiérarchie».

Face aux injonctions contradictoires, à l’épuisement du personnel, à la souffrance au travail, et à la perte de sens, bien traiter un malade devient plus facile à envisager qu’à mettre en pratique.   Jour après jour la relation “soignant/soigné” devient de plus en plus complexe, mais à qui la faute? Difficile d’incriminer l’un ou l’autre dans de telles conditions, toutefois le plus inquiétant est que l’hôpital a atteint un point de rupture!

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