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‬ « L’Algérie n’a pas une bonne stratégie énergétique », selon des experts

الشروق أونلاين
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Le ministre de l’énergie et des mines Youcef Yousfi a indiqué lundi à Doha (Qatar) que le Conseil ministériel du forum des pays exportateurs de gaz (FPEG), a adopté dimanche une proposition algérienne concernant la création d’un institut de recherches en gaz naturel dont le siège sera basé à Alger.

L’Algérie présentera au forum un « projet complet » sur ce projet, a déclaré M. Yousfi à la presse à la veille la réunion ministérielle du FPEG. Cet institut aura pour objectif de « fournir aux pays membres des données sur l’industrie gazière et les moyens d’en tirer les meilleurs avantages », a précisé le ministre ajoutant que « des experts issus des pays membres travailleront dans cette structure ». M. Yousfi a par ailleurs indiqué que les travaux de la réunion porteront notamment sur « l’examen de la situation des marchés gaziers et la promotion du gaz naturel comme énergie propre ». Rappelant la création en 2001 du FPEG, le ministre a estimé que ce forum se veut un espace de consultation et d’échange d’informations et d’expériences entre les pays membres. Il a par ailleurs rappelé que les pays du forum détenaient les deux tiers des réserves mondiales de gaz naturel, en assuraient 40% de la production et 60% des exportations de cette source d’énergie. Des experts dans le domaine de l’énergie ont indiqué à Echorouk que l’Algérie devrait mettre en place une stratégie à moyen et long terme pour préserver ses intérêts stratégiques à long terme. D’autre part, ils ont estimé que le gouvernement algérien devrait changer sa stratégie énergétique. A ce propos, ils ont plaidé pour l’investissement dans le domaine de l’énergie pour compenser les pertes futures qui seraient dues à la concurrence sur le marché européen. Dans ce contexte, l’expert en matière de gaz, M. Redha Rebah a indiqué à Echorouk qu’à l’avenir l’Algérie ne sera pas en mesure de concurrencer le Qatar et la Russie sur le marché européen vu que ces deux pays maîtrisent les dépenses de production. En plus de cela, ils investissent dans des projets d’investissements gigantesques qui leur permettent de réduire les dépenses de production. En revanche, l’Algérie compte toujours sur les petits et moyens complexes qui ne permettent pas de réduire les dépenses de production.

 

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