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‭L’Algérie demande la levée de l'immunité de Ag Sidimo: trafiquant de drogue, allié d’al-Qaïda et recruteur de mercenaires

الشروق أونلاين
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Siriba Diara, vice-président de la commission d'enquête chargée de l’étude de la demande algérienne portant sur la levée de l’immunité parlementaire du député malien Deiti Ag Sidimo, a indiqué que la commission s’apprête à présenter son rapport final au début du mois d’octobre prochain.

Ce rapport sera débattu par les membres du Parlement malien lors d’une une audience qui aura lieu à huis clos.  « La commission composée de 15 membres représentant les groupes parlementaires s’est réunie le 17 septembre dernier pour étudier la demande présentée par le ministre malien de la Justice qui s’appuie sur une correspondance envoyée par la justice algérienne. Cette dernière accuse le député malien Deiti Ag Sidimo âgé de 43 ans d’être impliqué dans des affaires de trafic de stupéfiants. La plus importante affaire dans laquelle est impliqué Ag Sidimou est celle liée au trafic d’un chargement de cocaïne en provenance d’un pays de l’Amérique Latine. Ce chargement a transité clandestinement par le territoire algérien avant d’être acheminé vers la Libye et l’Égypte ont avoué plusieurs personnes impliquées dans cette affaire. « La mission de la commission d’enquête n’est pas de prouver l’implication ou non du mis en case dans cette affaire, mais d’élaborer un rapport qui présentera les faits et les bases judiciaires portant sur la levée de l’immunité parlementaire du député malien. Au cas où cette immunité est levée, la justice pourra entendre Ag Sidimo dans cette affaire de trafic de stupéfiants. Le PV d’audience sera au juge algérien chargé de cette affaire. Le bureau du Parlement malien s’était réuni le 24 août dernier pour étudier la demande algérienne. Suite à cette réunion, une commission d’enquête a été créée. Soulignons dans le même contexte, que c’est la première fois que la justice algérienne demande « officiellement » l’ouverture d’une enquête sur un politicien étranger jouissant de l’immunité parlementaire dans son pays impliqué dans des actes criminels ayant eu lieu sur le territoire algérien. Ag Sidimo a été absent lors de la première audience de la commission d’enquête qui s’est déroulée la semaine dernière.  Des sources ont indiqué à Echorouk qu’il n’est pas exclu que le mis en cause soit en fuite vu qu’il a exposé à la vente sa résidence luxueuse située dans un quartier « chic » de Bamako.

Les mercenaires de Kadhafi et al-Qaïda

 Deiti Ag Sidimo n’est pas un accusé « ordinaire ». En effet, il est l’un des créateurs de l’Alliance démocratique pour le changement et le mouvement armé créé par les rebelles touareg au nord du mali en 2006 à la fin de leur longue guerre contre le gouvernement central à Bamako. Ag Sidimo a pris part aux négociations qui ont eu lieu entre Bamako et les rebelles et dont l’Algérie a joué le rôle du médiateur. A l’issue de ces négociations, les deux parties ont signé un nouvel accord de paix. Il a été élu membre au Parlement malien en 2007. il représente la région de Tassalit. Certaines sources indiquent qu’il a la nationalité algérienne et qu’il possède des biens dans les wilayas de Tamanrasset et d’Adrar. Et il n’est pas exclu que ces biens ont un lien avec des affaires de blanchiment d’argent et de trafic de drogue.  D’autre part, des sources concordantes indiquent que les services de sécurité algériens, maliens et occidentaux ont découvert que Ag Sidimo était impliqué dans le recrutement de mercenaires combattant pour le compte de Mouammar Kadhafi en Libye.

 

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