11 projets d’investissement français enregistrés en Algérie depuis 2009
Onze projets d’investissement français ont été enregistrés dans divers domaines d’activité depuis 2009 en Algérie, dont certains sont toujours en négociation, a indiqué vendredi le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, Mohamed Benmeradi.
Certains de ces projets pourraient être finalisés lors de la visite à Alger du 29 au 31 mai de l’envoyé spécial du président français, M. Jean-Pierre Raffarin, a déclaré le ministre dans un entretien à l’APS. Parmi ces projets, le ministre a cité celui du groupe verrier français Saint Gobain. Il s’agit d’une privatisation de l’entreprise ALVER, selon M. Benmeradi qui s’attend « à la signature de l’accord scellant cette opération » lors de la visite de M. Raffarin à Alger. Pour le projet Sanofi-Aventis (médicament), le ministre a précisé que « le terrain à Sidi Abdellah (destiné au projet) a été dégagé, l’évaluation a été effectuée et il s’agit maintenant d’en finaliser la concession ». Le groupe français devra par la suite délocaliser les anciens sites de production qui ne correspondent plus au développement du projet et des ambitions fixées, a-t-il ajouté. A propos du grand projet pétrochimique que Sonatrach négocie avec le groupe Total, le ministre a expliqué que l’accord cadre qui fixe les échéances, les obligations et les conditions réciproques entre les deux parties, « sera prorogé afin de permettre à la société nationale des hydrocarbures de finaliser l’étude de faisabilité déjà engagée ». L’annonce de la reconduction de cet accord cadre, qui expire en juillet prochain, « pourrait être faite lors de la visite de M. Raffarin », dira-t-il. « C’est un projet stratégique qui avoisine les 5 milliards de dollars. Il pourrait être générateur d’une filière de l’industrie pétrochimique importante et faisant appel, à terme, à un grand nombre de PME » algériennes, a-t-il relevé. Par ailleurs, le ministre a affirmé que les négociations avec le groupe français Renault pour l’implantation d’une usine en Algérie, « ont atteint leur vitesse de croisière ». Il a estimé, toutefois, qu’un projet « d’une telle ampleur nécessite d’avancer sûrement, car il engage sur le long terme et aura un effet de levier sur d’autres industries telles que l’acier, la fonderie, la plasturgie, les pneumatiques…etc. ». Concernant le projet de partenariat entre le français Alstom et les firmes algériennes Ferrovial et l’Entreprise du Métro d’Alger (EMA) pour la fabrication et la maintenance de rames de tramway à Annaba, M. Benmeradi a estimé qu’ « il est concrètement engagé. La société a été constituée et leséquipes dirigeantes sont à pied d’úuvre à Annaba ». Pour ce qui est du dossier « ciment », il a fait savoir que « des équipes travaillent actuellement pour développer un partenariat plus élargi entre le groupe français Lafarge et le groupe public cimentier algérien GICA ».