14 000 chauffeurs de taxi sanctionnés chaque année en Algérie
Environ 14 000 chauffeurs de taxi sont sanctionnés chaque année en Algérie pour transgression des lois et suite à des plaintes déposées par des clients. Les licences des moudjahidine utilisées par certains citoyens pour l’exercice du métier de chauffeur de taxi sont proposées à la vente à 50 millions de centimes.
Le président de l’Union nationale algérienne des chauffeurs de taxi (UNACT), Hocine Ait Brahim, a reconnu les dépassements commis par ses confrères. Selon lui, une commission chargée d’étudier les infractions commises se réunit tous les 15 jours pour se pencher sur ce sujet. Ainsi, pas moins de 20 000 chauffeurs de taxi sont traduits chaque année devant cette commission, a indiqué M. Ait Brahim. Par ailleurs environ 14 000 chauffeurs de taxi sont sanctionnés par la commission de sanctions suite à la transgression des lois mais aussi suite aux plaintes déposées par des clients. Intervenant au Forum d’Echorouk, le président du syndicat national des chauffeurs de taxi a appelé les citoyens à déclarer aux services de sécurité les chauffeurs qui transgressent les lois, à condition de fournir des preuves concrètes sur leur sujet de plainte.
Interrogé sur le manque flagrant de taxi à la tombée de la nuit dans les villes du pays, notamment à Alger, Hocine Ait Brahim a indiqué que cela est dû à l’insécurité. « Outre ce phénomène (l’insécurité), les magasins, les restaurants et les boutiques baissent leur rideaux à la tombée de la nuit. Ainsi, Alger est une ville morte la nuit. Donc, comment voulez vous que les chauffeurs de taxi travaillent la nuit ? », s’est interrogé l’invité du forum d’Echorouk. Toujours dans ce contexte, notre interlocuteur estime que cette profession devrait relever du ministère du tourisme pour lui redonner la place qu’elle mérite. « L’Algérie n’est pas un pays touristique et souffre d’un manque en matière de culture touristique chez nos chauffeurs de taxi », a-t-il conclu.
50 millions pour une licence de moudjahid
Le président de l’Union nationale algérienne des chauffeurs de taxi a appelé à la nécessité de mettre un terme au business d’exploitation des licences de moudjahidine louées aux chauffeurs de taxi. « Nous avons des preuves irréfutables sur la vente clandestine (durant la nuit) de licences de moudhahidine à plus de 50 millions de centimes (500 000 DA) », a affirmé Hocine Ait Brahim. « Par ailleurs, il y a certains moudjahidine qui louent leurs licences contre 4 500 DA/mois », a-t-il ajouté. Selon lui, il y n a d’autres qui retirent leur licences aux chauffeurs de taxi du jour au lendemain les laissant au chômage. « Il y a des moudjahidine qui retirent leurs licence aux chauffeurs de taxi dés qu’ils reçoivent des propositions plus alléchantes. C’est injuste », a regretté le président de l’UNACT.