25 000 nouveau-nés meurent chaque année en Algérie.
Les dernières statistiques du ministère de la Santé de la population et de la réforme hospitalière montrent que 25 000 nouveau-nés meurent chaque année en Algérie, soit une moyenne de 20 nouveau-nés par jour.
C’est ce qu’a révélé à Echorouk le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Djamal Ould Abbès qui a précisé que les wilayas intérieures du pays enregistrent le plus grand nombre de morts chez les nouveau-nés. La wilaya du pays la plus touchée par ce phénomène, c’est Laghouat. Les chiffres avancés par le premier responsable su secteur de la santé en marge de la visite du président de la République à la wilaya de Laghouat ont été qualifiés d’ «erronés» par le président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem), professeur Mustapaha Khiati. En effet, dans une déclaration à Echorouk, il a affirmé que l’Algérie enregistre le décès de 40 nouveau-nés sur 1000 naissances. Dans le même contexte, il a indiqué que les décès chez les nouveau-nés représentent 80 % des cas de mort infantile dans notre pays. Il précisera par ailleurs que 50 % des ces décès interviennent 24 heures après la naissance. Notre interlocuteur nous a précisé que les wilayas intérieures du pays enregistrent un taux de mortalité infantile élevé allant de 50 à 60 décès par 1000 naissances. Interrogé par Echorouk sur les principales causes de la mortalité infantile, professeur Mustapha Khiati expliquera qu’elle est due notamment au manque de prise en charge médicale ainsi que le manque de formation chez les médecins généralistes et les sages-femmes. Pour sa part, professeur Bekkat Berkani, président de l’Ordre national des médecins, a expliqué que le taux élevé de la mortalité infantile en Algérie est dû à l’insuffisance des hôpitaux et cliniques spécialisés dans les régions rurales. A cela s’ajoute la surcharge que connaissent les hôpitaux. Dans ce contexte, il dira que beaucoup de femmes qui viennent pour accoucher dans certains établissements se retrouvent à deux à partager le même lit de l’hôpital. Ainsi, beaucoup de femmes quittent l’hôpital prématurément avant même d’accomplir tous les contrôles et analyses nécessaires.