6 Algériens sur 10 disent ne pas regretter le Hirak
Un sondage réalisé par le journal britannique “The Guardian”, sur l’avis des citoyens de certains pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du nord ayant connu des mouvements de contestation, a révélé que plus de la moitié des Algériens sondés disent ne pas regretter le Hirak.
En effet, 6 Algériens sur 10 disent ne pas regretter les contestations populaires (Hirak), du 22 février 2019, qui ont entraîné le départ de l’ancien président de la République Abdelaziz Bouteflika, tandis que 40% se disent contre, selon le sondage.
En ce qui concerne les conditions de vie dans, 58% des citoyens algériens sondés estiment qu’elles sont bien meilleures que celles qui prévalaient avant le Hirak.
Toutefois, 42% disent qu’elles sont pires qu’il y a plus d’un, c’est-à-dire avant le 22 février 2019.
Pour ce qui est de l’avenir des enfants, 48% pensent qu’il était bien mauvais que celui d’avant le Hirak.
Sur ce point précis, les Algériens âgés de 18 à 24 ans disent ne pas regretter les manifestations populaires (le Hirak), alors que leurs parents se montrent plutôt pessimistes quant à l’avenir de leurs enfants qui, selon eux, sont confrontés aujourd’hui à un mauvais avenir que ceux ayant grandis dans les années ayant précédé le printemps arabe et le hirak.
Les résultats de ce sondage effectué auprès d’un échantillon de 5275 personnes –tous genres et groupes confondus- suggèrent en effet que les sentiments de désespoir et de privation de droits n’ont fait qu’augmenter, bien que bon nombre des personnes sondées disent ne pas regretter les mouvements de contestation ayant éclaté dans leurs pays respectifs excepté ceux dont la contestation a tourné à une guerre civile.
Les personnes sondées sont issues de huit pays à savoir la Tunisie, l’Algérie, l’Égypte, le Yémen, la Syrie, le Soudan, le Liban, l’Irak.